Les répercussions de la crise font encore écho comme une caisse de résonance dans les murs de Ton sur Ton. Mais après le doute, les leçons annulées, les démarches administratives pour obtenir les aides, la Fondation qui fête ses 20 ans cette année a voulu rebondir.
Le Ton sur Ton de demain sera un pôle en culture inclusive et digitale, en parallèle à l'école de musique qui garde ses buts. Ses responsables ont déposé en mai, dans une première phase, puis courant octobre dans une deuxième phase, un dossier auprès du Canton de Neuchâtel en tant que projet de transformation. Il s’agit d’une aide financière lancée par la Confédération pour aider les institutions culturelles à se relever après la crise.
Christophe Studer : « Les secteurs de la médiation culturelle étaient sous-représentés à Ton sur Ton. La crise a fait qu’ils sont devenus essentiels »
De l'enseignement à la pratique
Le projet est né pendant la crise. « Cette situation a révélé des compétences au sein de la fondation qui était en lien avec l'artistique et non plus uniquement avec l’enseignement » , explique Christophe Studer, directeur de Ton sur Ton. « Tant pour les enseignants que pour les élèves, le besoin s’est fait sentir de pratiquer et de faire des choses pour passer cette crise », ajoute-il.
D’un point de vue organisationnel, trois nouveaux secteurs ont donc été créés : Emergence(s), pour soutenir les jeunes talents et développer les outils numériques autour de la création, le secteur Art sans frontière, pour accroître les collaborations internationales de la fondation, tout en accentuant les activités de culture inclusive (avec les migrants ou les personnes âgées par exemple), et encore un secteur d’innovation et Culture pro qui souhaite soutenir les travailleurs du secteur culturel en travaillant notamment à la réalisation d’un contrat de travail cantonal unique quelles que soient les disciplines.
Christophe Studer : « La culture inclusive est un droit. Ces aides spécifiques nous aideront à sublimer des activités qui existaient déjà »
Ces objectifs deviendront réels au 1er janvier prochain. À moyen terme, Ton sur Ton est à la recherche d’un nouveau lieu pour développer ces nouvelles activités. Les discussions sont en cours avec la Ville et son nouveau délégué culturel Marc Josserand. L'objectif est d'intégrer cet endroit de spectacles dans le cadre de la candidature de La Chaux-de-Fonds pour devenir capitale culturelle suisse à l'horizon 2024. /lre









