Le Palmier de Gorgier ne sera pas réalisé sans faire de vagues. Le délai de l’enquête publique courait jusqu’à lundi. Au terme de cette procédure, cinq opposants se sont manifestés auprès du Conseil communal de la Grande Béroche. Dans sa dernière version en date, l’œuvre d’art doit prendre place dans le lac de Neuchâtel, au large de Chez-le-Bart.
La procédure a permis à la population d’exprimer un certain nombre de craintes au sujet du Palmier. Dans les cinq dossiers déposés auprès des autorités communales, les citoyennes et les citoyens expriment leur préoccupation au sujet de ce qu’ils perçoivent comme des dangers : la peur que le Palmier, en acier inoxydable, attire la foudre et celle qu’il mette en péril les baigneurs. Des nuisances sont également montrées du doigt, en ce qui concerne le bruit qu’une telle structure pourrait potentiellement produire en cas de vent, de l’impact qu’elle aurait sur le paysage, ainsi qu’à propos de la pertinence de l’emplacement choisi.
Aux autorités cantonales d'agir
La balle est désormais dans le camp du Service des bâtiments de l’Etat. Il peut désormais contacter les opposants, afin de répondre à leurs questions et d’apaiser leurs craintes. Ceux-ci pourront alors choisir de lever leurs oppositions. Si ce n’est pas le cas, un volet juridique pourrait intervenir, ce qui causerait de nouveaux retards.
Cette version du Palmier aurait dû être réalisée cet automne. Mais le feuilleton dure depuis près de dix ans. Après ses origines à la prison de Bellevue, en passant par une variante envisagée sur une île flottante, c’est déjà la quatrième mouture de la création du Genevois Christian Gonzenbach qui doit justifier son existence face aux critiques. /jhi









