De gros crédits pour de gros engins. Le Conseil général de Neuchâtel a débloqué lundi soir une vaste enveloppe, de 9,575 millions de francs, pour renouveler une partie de la flotte de la voirie et du Service des parcs et promenades, pour acquérir des camions poubelles et pour créer des conteneurs enterrés. Trente et un véhicules sur 188 arrivent en fin de vie. Le législatif a accepté de miser sur des modèles électriques pour les remplacer. Ces véhicules sont plus chers à l’achat mais les coûts à l’usage sont moindres, de même que l’impact sur l’environnement, selon le Conseil communal. Une balayeuse électrique émet par exemple 153 tonnes de CO2 de moins qu’un modèle à moteur diesel sur sa durée de vie de 12 ans. Le groupe vert’libéral a aussi mis en avant la réduction des particules fines et du bruit. Ces achats seront échelonnés jusqu’en 2025.
La flotte sera par ailleurs réduite de 14 véhicules grâce à une rationalisation à l’échelle de la nouvelle commune fusionnée.
Seul le groupe PLR a tenté de s’opposer à l’achat de camions poubelles électriques, évoquant un coût « qui passe du simple au double » pour un modèle selon qu’il dispose d’un moteur thermique ou électrique, soit un surcoût de plus d’un demi-million de francs, a indiqué le libéral-radical Camille Gonseth.
Gestion des déchets uniformisée
Le Conseil général a aussi accepté d’uniformiser la récolte des déchets. Des conteneurs enterrés feront leur apparition à Peseux et à Valangin où les poubelles sont actuellement ramassées par un système de porte-à-porte. Le coût des 65 conteneurs nécessaires s’élève à 1,6 millions de francs. Cette démarche permettra aussi de ramener entièrement la récolte des déchets dans le giron communal, cette tâche étant assurée par un prestataire à Peseux. /sbe









