Une année à oublier pour l’ECAP

L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention devra débourser entre 40 et 42 millions ...
Une année à oublier pour l’ECAP

L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention devra débourser entre 40 et 42 millions de francs après les épisodes de grêle de cet été. À cela s’ajoutent les intempéries qui ont frappé Cressier et les inondations

Des torrents de boue se sont déversés sur Cressier le 22 juin. Des torrents de boue se sont déversés sur Cressier le 22 juin.

L’année 2021 restera dans les annales de l’ECAP. L’Établissement cantonal d’assurance et de prévention a enregistré jusqu’ici un nombre particulièrement élevé de sinistres liés aux catastrophes naturelles. L’été a été marqué par les intempéries à Cressier, de violents épisodes de grêle ainsi que par des inondations et tout cela a un coût.

C’est la grêle tombée à plusieurs reprises au mois de juin, puis en juillet, qui a entraîné les chiffres les plus impressionnants livrés par l’ECAP. Entre 4'500 et 5'000 sinistres ont été enregistrés auprès de l’Établissement cantonal d’assurance et de prévention. Les dégâts atteignent 40 à 42 millions de francs. Même en 2013, où la grêle avait fait un nombre similaire de sinistres, les dégâts s’élevaient à 24 millions de francs. Pascal Eschmann, responsable du secteur assurance de l’ECAP explique les raisons de cette différence :

Les grêlons étaient plus gros

Les intempéries qui ont meurtri Cressier restent aussi dans les mémoires. Environ 320 sinistres ont été répertoriés par l’ECAP après les torrents de boue qui ont ravagé le village. Le montant des dégâts oscille entre 8 et 9 millions de francs.

Autre chiffre impressionnant : le nombre d’appels reçus par l’Établissement cantonal d’assurance et de prévention est passé de 50 à 1'000 par jour après cet épisode. L’ECAP a aussi dû renforcer son équipe d’experts, qui compte désormais 14 personnes. Habituellement, 4 experts sont affiliés à l’ECAP et 8 autres travaillent sur mandat.

Dernier événement frappant : les inondations et la montée des eaux de mi-juillet. Environ 200 à 300 cas ont été ouverts auprès de l’ECAP qui évalue les dégâts à un peu moins d’un million de francs.

Cette année est donc l’une des pires qu'a connue l’institution. Pascal Eschmann, responsable du secteur assurance de l’ECAP :

« Une mauvaise année pour l’ECAP »

Tous ces chiffres ne sont valables que pour l’ECAP. On ne compte pas ici les dégâts enregistrés par les assurances privées pour les voitures ou les ménages par exemple. /sbe

Source des statistiques: Etablissement cantonal d'assurance et de prévention. Source des statistiques: Etablissement cantonal d'assurance et de prévention.


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