L’heure ne sera pas à la fête ce week-end à La Chaux-de-Fonds. Le Pod aurait dû accueillir la Braderie comme c’est le cas tous les premiers week-ends de septembre des années impaires. Le Covid en a décidé autrement.
Pour un club de foot, un club service ou une fanfare, la Braderie, c’est avant tout une immense débauche d’énergie. Mais l’investissement d’huile de coude en vaut la peine. Les bénéfices sont importants, et souvent nécessaires. Loan Sterchi, membre de la Table Ronde 18 de La Chaux-de-Fonds, l’un des plus grands stands de la fête :
Loan Sterchi, de la Table ronde 18 :
Contacté, le président du HC Star, Bertrand Cuche, souligne aussi l’importance du stand pour son club. Il génère jusqu’à 25'000 francs de bénéfice les bonnes années sur un budget annuel d’environ 120'000 francs. Le discours se répète partout, du Handball club jusqu'au FC La Sagne. On frise en revanche la catastrophe pour le club amateur du FC Deportivo selon son président Carlos Villena. Avec l’annulation du stand et de la Paëlla de soutien, c’est le tiers des rentrées d’argent du budget qui manque.
Trouver d'autres solutions pour limiter la casse
Sans Braderie, toutes ces sociétés doivent rivaliser d’idées pour obtenir du soutien, ventes de bières, de vins, paniers garnis. On va même jusqu’à espérer au retour des soupers de soutien pour certains, tout en sachant pertinemment que ces opérations ne généreront pas les mêmes rentrées. Toutes ces organisations qui participent à la vie locale de la Ville se réjouissent impatiemment de la Braderie 2022, on l’a compris, pas forcément toujours pour les mêmes raisons que les fêtards. /lre









