Abuseur : expulsion confirmée en deuxième instance

La justice neuchâteloise a confirmé mercredi matin l’expulsion d’un ressortissant sri lankais ...
Abuseur : expulsion confirmée en deuxième instance

La justice neuchâteloise a confirmé mercredi matin l’expulsion d’un ressortissant sri lankais. Il avait été condamné en 2020 à 45 mois de peine privative de liberté et à une expulsion pour 5 ans du territoire suisse pour avoir notamment abusé sexuellement de plusieurs jeunes filles

En deuxième instance, la justice neuchâtelois a maintenu sa décision d'expulsion. (Photo libre de droits : illustration). En deuxième instance, la justice neuchâtelois a maintenu sa décision d'expulsion. (Photo libre de droits : illustration).

Viol, actes d’ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, remise de stupéfiants à une personne de moins de 18 ans et tentative de brigandage, voilà la liste des délits qui ont conduit au printemps 2020 un vingtenaire derrière les barreaux. Parmi ses victimes, des jeunes filles âgées entre 10 et 15 ans. La justice neuchâteloise avait également prononcé une expulsion du territoire suisse pour 5 ans, au terme de sa détention. C’est contre cette dernière sanction que le jeune homme et son avocate ont fait recours.

Sans remettre en question les faits qui ont conduit son client en prison, la mandataire a demandé à la Cour de mettre dans la balance les intérêts de la société et ceux de son client. Elle a estimé que celui-ci a changé : « J’avais quitté un garçon en rupture, c’est un autre homme aujourd’hui. Il respecte son cadre de vie, la hiérarchie ». Elle évoque le rapport « dithyrambique » rédigé par l’institution où son client a été placé.

Dans sa plaidoirie, elle revient également sur le passé du jeune homme, les conditions dans lesquels sa famille tamoule a quitté le Sri Lanka, les violences policières, l’instabilité politique, les kidnappings. « Quel message envoie la communauté internationale si on renvoie mon client dans ce type de pays ? », demande-t-elle à la Cour.

Et de poursuivre : « Sa famille a un statut de réfugié, elle ne peut plus retourner au Sri Lanka. S’il est renvoyé, le lien familial sera rompu. »

La Cour pénale est resté sourde à son appel. Elle a maintenu sa décision d’expulsion.

Selon un expert, rappelle la justice, le risque de récidive est assez élevé. L’intérêt public à expulser le recourant est considérable. Il l’emporte sur son intérêt privé à rester en Suisse. La justice estime que les chances de son client de s’intégrer au Sri Lanka ne sont pas plus mauvaises qu’en Suisse.

Selon la Cour pénale, les grands-parents maternels du recourant qui vivent toujours dans la région de Jaffna peuvent faciliter son accueil et son intégration. La situation sécuritaire et notamment celle des Tamouls s’y est améliorée. Le nom du prévenu ne figure pas sur les listes des personnes ayant appartenu ou soutenu le mouvement des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul.

L’avocate de l’appelant a affirmé qu’un recours au Tribunal fédéral était envisagé. /cwi


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