Une moisson humide et intense

La quantité d’eau tombée durant le mois de juillet a fait prendre du retard aux agriculteurs ...
Une moisson humide et intense

La quantité d’eau tombée durant le mois de juillet a fait prendre du retard aux agriculteurs, mais l’absence de pluie ces prochains jours devrait leur permettre de terminer les récoltes de céréales d’ici la fin de la semaine

Christian Maffli et ses collaborateurs offrent un service de battage aux agriculteurs de la région. Christian Maffli et ses collaborateurs offrent un service de battage aux agriculteurs de la région.

Il y a de la frénésie chez les agriculteurs neuchâtelois, alors que la moisson touche à sa fin. Après un mois de juillet humide « comme on n’en a jamais vu », la quantité d’eau tombée a rendu la récolte des céréales très pénible. Dans la région, les cultivateurs accusent un retard de près de deux semaines par rapport aux échéances habituelles. Or l’automne approche, les jours sont plus courts et le séchage des champs est plus lent. Ajoutons à cela que le mois d’août, s’il est bien meilleur que le mois de juillet, n’est pas exempt d’humidité, rendant la moisson plus compliquée. C’est ce que confirme notamment Christian Maffli, propriétaire d’Entragrim, une entreprise de battage à Savagnier :

Le taux d’humidité des grains de céréales ne doit pas dépasser les 14,5% pour garantir leur qualité. Au-delà, il faut stopper la moisson ou alors se résoudre à une opération coûteuse de séchage. Mais ce n’est pas toujours aussi simple car « dès que le blé est mûr, il faut le récolter pour ne pas le laisser germer, sous peine de voir sa qualité drastiquement baisser », explique Christian Maffli.

En dépit des difficultés climatiques, les prix ne varieront pas cette année de manière significative au niveau des producteurs, selon le responsable d’Entragrim. Mais il en sera peut-être autrement chez les détaillants.

La moisson devrait prendre fin dans la région d’ici à ce week-end. Il sera alors temps de passer aux travaux de bottelage, c’est-à-dire d’attacher la paille en bottes. /dsa

Des traces de pneus et de chenilles. Les moissonneuses-batteuses s'embourbent facilement dans un sol trop humide, lorsqu'elles sont montées sur roues. (Photo : Christian Maffli) Des traces de pneus et de chenilles. Les moissonneuses-batteuses s'embourbent facilement dans un sol trop humide, lorsqu'elles sont montées sur roues. (Photo : Christian Maffli)


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