Les baigneurs doivent encore ronger leur frein

La baignade est toujours interdite dans le lac de Neuchâtel. Les rives inondées restent dangereuses ...
Les baigneurs doivent encore ronger leur frein

La baignade est toujours interdite dans le lac de Neuchâtel et fortement déconseillée dans celui de Bienne. Les rives inondées restent dangereuses avec notamment un risque de chutes d’arbres. Des analyses sont également en cours afin d’évaluer la qualité de l’eau

La Tène victime de la crue du lac de Neuchâtel. La Tène victime de la crue du lac de Neuchâtel.

La chaleur et le beau temps sont de retour. Pour la baignade, il faudra toutefois attendre encore un peu. Les eaux du lac de Neuchâtel restent interdites aux nageurs et celles de celui de Bienne fortemement déconseillées. Les risques sont tant sanitaires que sécuritaires. Les crues ont submergé les racines de nombreux arbres proches des rives. Avec des sols détrempés devenus extrêmement meubles, les autorités craignent qu'ils se déracinent et qu'ils tombent. 


Risques de chutes d'arbres

Selon un communiqué de l'organe de crise ORCCAN et de la Chancellerie d'Etat, la zone des Jeunes-Rives est particulièrement touchée: « Les blocs des enrochements ont été déstabilisés par la montée des eaux, le terrain est devenu lâche et un saule pourrait devenir dangereux si la situation ne s’améliore pas. »


La montée des eaux a également submergé certaines installations électriques. Le courant a été coupé dans les ports où la situation a été jugée problématique. Pour s'assurer qu'aucun baigneur ne s'aventure dans les lacs, les communes ont également mis en place un balisage rappelant les interdictions en vigueur.


Analyses microbiologiques en cours 

La qualité des eaux est aussi scrupuleusement surveillée. Les STEP du canton ont été mises à rude épreuve lors des intempéries. Une partie des eaux usées n'a probablement pas pu être traitée par les stations d'épuration. Une analyse des eaux est actuellement en cours. Les résultats définitifs devraient tomber cette semaine et permettront de déterminer si la baignade reste interdite ou simplement « non recommandée ». 

La décrue s'amorce doucement mais risque de prendre du temps. Entre trois et quatre semaines seront nécessaires pour revenir à des niveaux proches des normales de la saison. Et pour cela, il faudrait que la météo se maintienne au beau fixe. /comm-lti



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