Les différentes sections neuchâteloises du Club alpin suisse entament la saison estivale avec optimisme. Le Covid ne semble avoir que peu d’impact sur la fréquentation de leurs cabanes de montagne. La raison: un engouement pour le tourisme local et la randonnée
Pas trop d’inquiétude à l’entame de la saison estivale. C’est le son de cloche général en provenance des différentes sections neuchâteloises du Club alpin suisse. La fréquentation des cabanes de montagne se porte bien malgré la pandémie. Ce n’est pas moins de trois tonnes de matériel et de provisions qui ont été héliportées à la cabane de Monte Leone, propriété du CAS de Sommartel et située dans la région du Simplon en Valais.
Les préparatifs ont-ils été adaptés à une saison marquée par le Covid ? « Pas du tout », selon Claude-André Montandon, préposé à la cabane de Monte Leone: « C’est la quantité de préparatifs pour une année normale. Certains indicateurs nous permettent d’être optimiste et de penser que nous pourrons accueillir suffisamment de clients ». 2020 n’avait pas non plus été un désastre pour ce refuge perché à la frontière italienne. Les recettes et le taux de fréquentation ont même été surprenants:
Claude-André Montandon, préposé à la cabane de Monte Leone:
Le Covid a encouragé plus de randonneurs à emprunter les chemins de montagne, avec les risques inhérents à ce genre de pratique. Claude-André Montandon ne s’inquiète cependant pas: l’accès à sa cabane est aisé et le chemin particulièrement bien signalé selon lui: « Le départ se situe à 2'000 mètres d’altitude à l’office du Simplon pour grimper jusqu’à 2'848 mètres. Il n’y a pas de difficultés techniques. Le seul danger réside dans l’arrivée du brouillard et du mauvais temps ».
Pour le CAS Neuchâtel et ses deux cabanes, celle de Bertol et de Saleinaz, le constat est similaire: 2020 n'était pas une mauvaise année et tous les signaux semblent au vert pour cet été. Cyrille Fama, président de la commission des cabanes pour la section neuchâteloise du Club alpin suisse, temporise cependant. Toutes les cabanes ne sont pas forcémement logées à la même enseigne. Les nids d'aigle comme Bertol ont par exemple plus souffert que les refuges plutôt facile d'accès comme celui de Saleinaz.
Cyrille Fama
De son côté, la cabane de Valsorey du CAS La Chaux-de-Fonds accueille les randonneurs du 16 juin au 20 septembre avec une capacité de 35 lits. Les randonneurs ne se bousculent pas trop au portillon pour le moment au pied du Grand Combin mais le refuge comptabilise déjà un bon nombre de réservations pour le reste de la saison. /lti









