C’est du jamais vu de mémoire de forestier actif dans les Montagnes neuchâteloises. Certaines forêts ont payé le prix fort après les orages de grêle. Exemple sur les hauts du Locle à la Joux Pélichet
Les parebrises et les capots des voitures n’ont pas été les seuls à subir les assauts de la grêle fin juin dans les Montagnes neuchâteloises. La nature aussi en a fait les frais. Après les cultures ou autres champs, c’est au tour des forêts de tirer le bilan. Et celui-ci est particulièrement lourd dans cette région du canton. « Au lendemain des intempéries, les odeurs de la forêt d’une part et le tapissage des sentiers de branchages étaient particulièrement frappants », explique Hubert Jenni le garde forestier pour les communes du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Avec lui, nous avons parcouru la forêt de la Joux Pélichet sur les hauts de la Mère Commune :
Constatation des dégâts en compagnie du garde forestier Hubert Jenni :
Parcourir les chemins forestiers de cette forêt locloise, c’est expérimenter une drôle de sensation : il y a moins de feuilles aux arbres, et donc beaucoup plus de lumière. Un constat inhabituel à cette saison. La situation de la forêt est d’autant plus dommageable que celle-ci avait pu bénéficier d’un printemps particulièrement humide. Un scénario qui était idéal pour permettre de combler le déficit de précipitations de ces dernières années. Hubert Jenni :
Difficile à dire à l’heure actuelle comment pourra se remettre la forêt de cet épisode extrême, selon Hubert Jenni. Un bilan devra être tiré plus tard dans l’année. Certaines espèces, à l’image de l’érable sycomore, peuvent parfois bénéficier d’une seconde pousse dans le courant de l’été. « Les plus vieux arbres ont de plus gros troncs et sont donc plus solides, mais les plus jeunes ont une capacité de réaction plus vive », conclut le garde forestier. /lre










