L’Auvernier Jazz n’aura pas l’occasion de fêter sa 13e édition. La pandémie a achevé le festival créé en 2009 et qui croulait déjà sous les dettes. Son association a été dissoute et les créanciers ont été avertis début 2021 de la situation. La fin semblait inéluctable pour la manifestation qui n’aura jamais réussi à se pérenniser.
Depuis quelques années, le festival perdait des plumes. Au niveau de la fréquentation d’abord avec un public toujours moins nombreux depuis 2017, peu importe la météo, et surtout des caisses qui n’ont jamais réussi à se renflouer. Début 2019, la manifestation avait lancé un financement participatif pour assurer ce qui restera sa dernière édition. A l’époque, 50'000 francs avait été récoltés.
Changement de président sans effet
Il faut savoir qu’organiser le festival était chaque année un défi, fait principalement de négociations avec les créanciers pour échelonner leur remboursement. A cela s’ajoutaient les aléas de tout festival, comme la météo par exemple.
Un changement avait pourtant été tenté. Fin 2019, une nouvelle équipe a repris la tête du festival. Le président historique, Jean-Martin Peer, laissait alors sa place à Sean Neylon, tout en restant dans l’association, avec l’objectif d’amener du sang frais et de l’expérience administrative.
Un changement qui n’a cependant pas fonctionné. Selon nos informations, la nouvelle équipe n’a pas réussi à trouver d’arrangements avec une partie des créanciers. Se retrouvant souvent face à un ras-le-bol de leur part. A cela s’est ensuite ajoutée l’annulation de l’édition 2020 pour cause de pandémie et donc l’impossibilité d’engranger des recettes.
Le glas avait sonné. En juillet 2020, la majorité des membres, à l’exception de Jean-Martin Peer et de sa compagne, ont décidé de démissionner, ce qui liquidait, selon les statuts, l’Associations de l’Auvernier Jazz.
Les créanciers ont été avertis cet hiver de la situation. Reste aujourd’hui un stock de matériel en possession de la commune de Milvignes. Cette dernière a invité les ayants droit à se manifester d’ici au 30 juillet, faute de quoi, elle en disposera à sa guise.
Nous avons tenté de contacter l’ex-président Sean Neylon, mais ce dernier nous a communiqué avoir démissionné et ne pas vouloir faire plus de commentaires.
De son côté, le créateur du festival et ancien président, Jean-Martin Peer, n’a pas souhaité s’exprimer publiquement. Il nous a tout de même fait part de sa tristesse de voir l’histoire se terminer ainsi. /rgi









