« La chute sans le parachute »

La vie du pilote Jean-Baptiste Froidevaux a été bouleversée du jour au lendemain alors que ...
« La chute sans le parachute »

La vie du pilote Jean-Baptiste Froidevaux a été bouleversée du jour au lendemain alors que l’aviation a été largement touchée par la crise du coronavirus. Un retour sur terre contraint qui a forcé le pilote de ligne à se reconvertir. Témoignage

Jean-Baptiste Froidevaux a changé de vie: de pilote à Dubaï à tenancier d'un hôtel-restaurant dans le Jura. Jean-Baptiste Froidevaux a changé de vie: de pilote à Dubaï à tenancier d'un hôtel-restaurant dans le Jura.

Un changement de vie brutal et forcé par la pandémie de coronavirus. Le Jurassien Jean-Baptiste Froidevaux a piloté les avions de ligne d'une grande compagnie aérienne pendant 12 ans à Dubaï. Il a perdu son travail en raison de la crise et alors que les avions ont été cloués au sol. Un atterrissage forcé, alors que cette crise n’est pas la première pour le Jurassien : « J’ai vécu trois crises, j’ai survécu à deux », précise le pilote, en référence au 11 septembre 2001 et à la crise des Subprimes de 2008.

Jean-Baptiste Froidevaux : « Du jour au lendemain on se retrouve à la maison sans rien faire. C’était assez brutal, assez choquant »

Dans le cockpit puis derrière le bar

Le Jurassien est alors rentré dans son Ajoie d’origine et a entamé sa reconversion : il a repris, avec sa femme, les rênes d'un hôtel-restaurant il y a un mois. Jean-Baptiste Froidevaux garde malgré tout un pied dans l’aviation : « Je continue de voler sur les avions de l’aviation générale à Bressaucourt comme instructeur. Ça me permet de rester un peu dans les airs », explique-t-il. « L’avion sur lequel je volais, l’A380, est le plus touché, un avion de transport de masse, ce sera le dernier à repartir normalement », regrette toutefois Jean-Baptiste Froidevaux, la voix chargée d’émotion. /mmi


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