Le violent épisode de grêle qui a notamment touché les Montagnes neuchâteloises lundi pourrait ne pas être le dernier de la saison. Le mois de juin est propice aux orages. Les conditions pour créer ce type de précipitations est toujours en place
Les Montagnes neuchâteloises ont été frappées par une forte grêle lundi. Les habitants de La Chaux-de-Fonds notamment ont vu tomber des glaçons de la taille de balles de ping-pong. Le phénomène n’est pas exceptionnel selon Frédéric Glassey, météorologue à Meteonews. « C’était un bel orage, mais on ne peut pas le qualifier d’historique. Rien n’empêche qu’il se reproduise aujourd’hui déjà. »
Les conditions qui ont permis à la grêle de se créer sont toujours en place. Une dépression présente actuellement sur la France amène sur la région des vents chauds, humides et instables. « On a tous les ingrédients pour que la machine orageuse se mette en route. »
Les explications de Frédéric Glassey, météorologue à Meteonews:
Ces intempéries coûtent cher. Rien qu’en ville de La Chaux-de-Fonds, 7000 voitures ont été endommagées, selon les experts de l’assurance Allianz. Sur l’ensemble du territoire suisse, les assureurs estiment qu’elles ont fait 100 millions de francs de dégâts. En plus des véhicules, l’agriculture a été particulièrement touchée.
Pour les météorologues, il est compliqué d’anticiper longtemps à l’avance certains orages violents. Connaitre l’emplacement et l’heure exacte de ces déluges de grêle est un véritable casse-tête:
Frédéric Glassey
Selon La Mobilière, la grêle est le danger naturel le plus coûteux en terme de dégâts en Suisse, juste après les inondations. Les super-cellules orageuses de ce lundi n'ont pas aidé. Elles ont fait grossir les grêlons qui ont atteint des tailles exceptionnelles. Dans ce genre de situation, il ne faut que quelques minutes pour provoquer d'importants sinistres. /lti-pha









