« L’accord était inacceptable »

Le Conseil fédéral a claqué la porte. Il a abandonné mercredi les négociations visant à obtenir ...
« L’accord était inacceptable »

Le Conseil fédéral a claqué la porte. Il a abandonné mercredi les négociations visant à obtenir un accord-cadre avec l’Union européenne. Unia Neuchâtel salue cette décision. L'industrie neuchâteloise prend acte

Les négociations entre Bruxelles et le Conseil fédéral n'ont pas abouti. (KEYSTONE/Peter Schneider) Les négociations entre Bruxelles et le Conseil fédéral n'ont pas abouti. (KEYSTONE/Peter Schneider)

Il n’y aura pas d’accord-cadre avec l’Union européenne. Le Conseil fédéral a mis un terme mercredi aux négociations avec Bruxelles. Selon Berne, les discussions n’ont pas permis d’aboutir aux solutions dont la Suisse a besoin. Des divergences importantes subsistaient, notamment sur la directive relative au droit des citoyens de l’UE et sur la protection des salaires.

Les syndicats sont d’ailleurs montés aux barricades. Ils dénonçaient un accord qui franchissait une ligne rouge en matière de protection des travailleurs et qui remettait en cause les mesures d’accompagnement. En l'état, un tel traité était inacceptable selon Silvia Locatelli, secrétaire régionale d’Unia Neuchâtel :

Les milieux favorables à l’accord craignent désormais une baisse importante de l’attractivité de la Suisse en tant que place économique. Pour les plus pessimistes, des pertes d’emploi sont à prévoir sur le long terme. Des arguments qui sont rejetés par les syndicats. Silvia Locatelli rappelle que les accords bilatéraux sont toujours en vigueur :

De son côté, la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie prend acte de la décision du Conseil fédéral. Même si elle était plutôt en faveur de l’accord-cadre, la CNCI comprend la décision du gouvernement, selon son président, Alain Marietta :

Le Conseil fédéral a affirmé mercredi vouloir préserver la voie bilatérale, qu’il estime dans l’intérêt des deux parties. Il aurait également déjà pris ces dernières années des mesures pour atténuer les conséquences négatives d’un échec des négociations, notamment dans le domaine boursier.

Dans un communiqué, l’Organisation des Suisses de l’étranger s’est dite jeudi consternée par la décision du Conseil fédéral. Selon elle, ce sont 434 000 Suisses établis dans l’Union européenne qui risquent d’être lésés et de perdre leurs droits au niveau européen. /cwi-dsa


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