Quinze activistes d’Extinction Rebellion jugés à Neuchâtel

Des militants du mouvement de désobéissance civile sont jugés ce lundi pour l’occupation d’une ...
Quinze activistes d’Extinction Rebellion jugés à Neuchâtel

Des militants du mouvement de désobéissance civile sont jugés ce lundi pour l’occupation d’une des artères principales de Neuchâtel en mars 2020

Des militants d'Extinction Rebellion sont venus soutenir les membres prévenus de leur association. Des militants d'Extinction Rebellion sont venus soutenir les membres prévenus de leur association.

Le procès de 15 activistes d'Extinction Rebellion (XR) s'est ouvert lundi à Neuchâtel. Les prévenus sont accusés d'avoir occupé le 5 mars 2020 l'avenue du Premier-Mars pendant 75 minutes. Les membres de l'association sont venus pour soutenir les prévenus. Une quinzaine de personnes, habillées en noir, ont constitué une haie de pleureuses. Les accusés sont passés l'un après l'autre au milieu avant d'entrer dans le péristyle de l'Hôtel de ville, le bâtiment du Tribunal de police.


Un témoin reproche l'absence de sommation

Lors du procès de ce lundi, un témoin a exprimé sa version des faits et reproche l'absence de sommation de la part de la Police neuchâteloise.

« La police (ne) nous a jamais indiqué que la manifestation était interdite et implicitement on avait l'impression qu'elle était autorisée jusqu'à 13h30 », a déclaré le témoin. Cette sympathisante d'Extinction Rebellion (XR) était présente sur les lieux, mais n'a pas été verbalisée.

« Si la police avait voulu nous déloger, elle aurait pu le faire en cinq minutes », a relevé le témoin. Sur place, il y avait 33 policiers et dix agents de sécurité urbaine, chargés de gérer la circulation, a relevé Thierry Geiser, qui était un des responsables du côté de la police.

Selon le témoin, il n'y a pas eu de sommation très claire de la police après 15 ou 20 minutes et pas eu d'annonce de dénonciation si l'on s'obstine à rester, contrairement à ce qui se passe ailleurs en Suisse, comme à Lausanne ou Zurich où elle a déjà manifesté. Thierry Geiser a déclaré au contraire que la police a expliqué très rapidement que la manifestation illégale et que les activistes seraient dénoncés.

« Après avoir sécurisé les lieux, on est entré en discussion avec les activistes. Dans le cadre des discussions, ils ont accepté de laisser passer les véhicules d'urgence », a ajouté le policier. Selon lui, tout « s'est passé dans le calme, le but étant de privilégier le dialogue et la discussion et d'éviter l'escalade de la violence ».


Maintenir le dialogue

Comme les manifestants s'étaient engagés à libérer les lieux pacifiquement à la fin l'action dont la durée a été mentionnée sur Facebook, la police a estimé qu'il « était primordial de laisser les manifestants s'exprimer, de sécuriser les lieux et de maintenir le dialogue », a ajouté Thierry Geiser.

Le juge Michael Ecklin n'a pas jugé nécessaire de faire témoigner la professeure Martine Rebetez sur l'urgence climatique. « C'est un fait notoire, une évidence », a-t-il expliqué. Le procès des 15 activistes se poursuit devant le Tribunal de police de Neuchâtel.


D'autres personnes étaient venues également en soutien, comme les grands-parents pour le climat. XR tient un stand à côté du tribunal pour sensibiliser les Neuchâtelois à la cause climatique, en leur distribuant des plantons et des pin's. D'autres actions sont prévues dans la journée, comme une chorale révolutionnaire ou une saynète, selon la durée de l'audience.

Le 5 mars 2020, 15 activistes avaient bloqué une des artères principales de Neuchâtel pendant 75 minutes pour attirer l'attention du public sur l'urgence climatique. Les militants relèvent que les véhicules d'urgence ont pu circuler et qu'ils se sont retirés pacifiquement à l'issue de l'action « Il y a le feu au lac ». /ATS-gtr


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus