En 2020, 55% des entreprises neuchâteloises ont vécu une année « difficile à très difficile », contre 24% « bonne à très bonne ». Parmi les sociétés sondées, 52% ont vu leur chiffre d'affaires diminuer par rapport à celui de 2019. L'industrie est plus touchée que les services. L'année 2021 paraît à peine meilleure. Selon une étude, 43% des entreprises anticipent encore une année difficile à très difficile, a indiqué lundi la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie (CNCI). Par rapport au chiffre d'affaires, 30% d'entre elles estiment qu'elles feront un exercice moins bon qu'en 2020.
Plus d'un quart des entreprises endétées par la crise
« La bonne nouvelle se trouve sur le front de l'emploi, qui devrait repartir sensiblement à la hausse notamment dans le domaine de l'industrie », a ajouté la CNCI. Lors de ce sondage, il est apparu que 28% des entreprises s'étaient endettées à cause de la crise. La trésorerie de 57% des entreprises sondées a été impactée par la pandémie. L'industrie (62%) et les entreprises avec 30 à 100 collaborateurs (64%) ont été plus touchées.
Les sociétés, qui ne se sont pas endettées, ont résisté en recourant pour 52% d'entre elles aux RHT, à leurs réserves (44%), en diminuant ou en reportant des investissements (29%), en réorganisant des activités (19%) et en réduisant des effectifs (15%).
Des investissements encore timides
En ce début d'année, les prévisions d'investissements restent sur la retenue: seules 19% des entreprises (25% dans l'industrie) investiront davantage cette année qu'en 2020.
Pour l'année en cours, 16% des membres de la CNCI prévoient d'augmenter leurs effectifs alors que 10% pensent les réduire (stabilité pour les 74% restants). Ce solde positif s'observe indépendamment de la taille des entreprises. /ats









