Un médecin répond d’actes d’ordre sexuel

Un médecin de retour devant la justice. L'homme doit répondre notamment de contraintes sexuelles ...
Un médecin répond d’actes d’ordre sexuel

Un médecin de retour devant la justice. L'homme doit répondre notamment de contraintes sexuelles sur une de ses patientes. Lors d’une précédente affaire, il avait a été acquitté

Le médecin accusé d'actes d'ordre sexuel avait déjà eu affaire à la justice pour des faits relativement similaires. Il avait été acquitté. (Photo : archives) Le médecin accusé d'actes d'ordre sexuel avait déjà eu affaire à la justice pour des faits relativement similaires. Il avait été acquitté. (Photo : archives)

Retour devant la justice pour un médecin chaux-de-fonnier. L'homme répondait ce vendredi devant le Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz de contraintes sexuelles, d’actes d’ordre sexuel avec une personne hospitalisée et d’abus de détresse. Les faits qui lui sont reprochés rappellent ceux pour lesquels ce spécialiste de la sphère de l'anus et du rectum avait été acquitté en deuxième instance en 2019. La relaxe avait été confirmée par le Tribunal fédéral.

Dans l’affaire qui a occupé la justice ce vendredi, la plaignante reproche à son praticien d’avoir tenu des propos inappropriés en lui parlant de son épilation, de lui avoir touché les bords de l’anus sans mettre de gants, d’avoir posé les doigts sur son vagin et d’avoir appuyé son sexe en érection contre sa cuisse. Ces gestes remonteraient à 2016 alors que le médecin pratiquait dans une clinique des Montagnes neuchâteloises.


Ancienne plaignante présente à l'audience

Présente à l’audience, la plaignante de la première affaire a été entendue par le juge, contre l’avis du mandataire du prévenu.

La Cour a par ailleurs refusé une expertise, réclamée par l’avocat de la défense, pour savoir si les gestes incriminés du médecin présentaient ou non un caractère thérapeutique.

Après avoir auditionné le praticien et ses deux ex-patientes, ce sont les hommes de loi qui ont pris la parole.


Plaidoiries

L’avocat de la défense a souligné qu’avec 4'000 consultations par an il est statistiquement inévitable que des cas puissent poser problème, à plus forte raison que la spécialisation de son client concerne une zone extrêmement sensible. Il a demandé au juge de traiter l’affaire pour elle-même et non en regard notamment de la précédente qui, a-t-il rappelé, a finalement conclu à l’acquittement du médecin.

Il a au passage fustigé le procureur lui reprochant de n’avoir ni rencontré, ni entendu le prévenu et d’avoir rédigé un acte d’accusation qu’il a qualifié de lamentable, lapidairement sommaire.

Il réclame l’acquittement pour son client et une compensation pour tort moral, dont il laisse le tribunal décider du montant.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la plaignante a demandé à la Cour de retenir l’abus de détresse et éventuellement les actes d’ordre sexuel. Il a proposé d’abandonner la notion de contrainte, sa cliente n’ayant pas hésité à se lever du fauteuil de consultation et à partir lorsqu’elle a eu le sentiment que les choses dérapaient. Il réclame pour sa mandante une indemnité pour tort moral à hauteur de 4'000 francs.

La Cour rendra son jugement le 26 avril. /cwi


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