Les coûts des travaux de l'église de Môtiers se montent à environ 2 millions de francs. « Les projets de réhabilitation les plus importants sont la réfection des crépis extérieurs et intérieurs et des parements en pierre de taille du clocher, le drainage et l’assainissement des pieds des façades, la restauration de la charpente médiévale, la consolidation du beffroi et le changement du chauffage », a indiqué lundi l'Association pour la restauration de l’église de Môtiers. Les travaux ont débuté en septembre et se poursuivront durant l'année 2021.
Les coûts des travaux de remise en état sont estimés à environ 2 millions de francs. L’Association pour la restauration de l’église de Môtiers a oeuvré durant près de deux ans en vue de trouver des fonds auprès de donateurs potentiels, a-t-elle expliqué.
La somme récoltée s’élève à 663'561 francs, à laquelle s'ajoutent des subventions fédérales (338'000 francs) et cantonales (270'000 francs). Le solde du montant des travaux, soit près de 600'000 francs, sera pris en charge par la commune de Val-de-Travers, propriétaire du bâtiment.
Monastère bénédictin
L’histoire de l’actuelle église paroissiale est étroitement liée à celle du prieuré auquel elle était rattachée avant la Réforme. Le monastère Saint-Pierre de Vautravers a été créé à Môtiers au 6e-7e siècle et reconstruit à de nombreuses reprises. La création de l’église Notre-Dame (devenue temple à la Réforme), semble dater du 8e siècle. « Les analyses archéologiques qui accompagneront le chantier de restauration permettront de mieux connaître son évolution architecturale au cours des siècles », peut-on lire dans le communiqué.
Le monastère bénédictin de Vautravers est l’une des plus anciennes fondations monastiques de l’Arc jurassien, comme l’ont récemment révélé des fouilles archéologiques ayant livré des vestiges d’églises comparables aux premiers lieux de culte de Romainmôtier. Môtiers recense l’un des derniers témoignages conservés en Suisse de monastère du haut Moyen-Age comptant plusieurs églises.
Le village de Môtiers s’est développé autour du monastère médiéval qui lui a donné son nom, dérivé de monasterium. Il est reconnu d’intérêt national par la Confédération pour la valeur exceptionnelle de son patrimoine architectural. Il compte plusieurs monuments de premier plan, tels que l’ancien prieuré Saint-Pierre, l’église paroissiale, les halles des Six-Communes, le château d’Ivernois, la maison des Mascarons et le château médiéval. /ats-lfe









