Deux plaignantes, deux histoires similaires et un prévenu qui nie tout en bloc. L’homme d'une quarantaine d'années a comparu jeudi devant le Tribunal criminel à Neuchâtel. Il est accusé, entre autre, de lésions corporelles, de menaces, notamment de mort, de contraintes sexuelles et de viols à l’encontre de deux de ses anciennes compagnes. Le Ministère public a requis quatre ans de prison et une expulsion du territoire suisse pendant six ans.
La défense plaide l'acquittement
Le prévenu dit tomber des nues sur les faits qui lui sont reprochés. Il se dit victime d’un complot. Il ne comprend pas non plus l’expertise psychiatrique qui relève chez lui des traits psychopathiques marqués et une tendance au mensonge pathologique. Son avocat plaide l’acquittement au bénéfice du doute. Il estime que l’instruction a été menée à charge. De plus, les faits s’étant déroulés dans l’intimité des couples, personne, mis à part les protagonistes, ne peut dire ce qu’il s’est passé. L’avocat relève également que la compagne actuelle de son client, qui est venue témoigner, ne fait état d’aucune scène de violence. Le prévenu met par ailleurs les dires des plaignantes sur le compte de leurs troubles psychiques, principalement pour l’une d’elle qui est suivie dans le cadre de sa maladie.
Prison et expulsion pour le Ministère public
Pour la procureure en revanche, la culpabilité du prévenu ne fait aucun doute. Les propos des plaignantes sont crédibles et constants. Elles racontent les deux comment le prévenu les a terrorisées, raison pour laquelle d’ailleurs elles ont tardé à porter plainte. Dans les deux cas, l'accusé les aurait frappées. Il n’aurait pas hésité à donner un coup dans le ventre d’une des victimes alors qu’elle était enceinte, provoquant la perte des eaux. Les deux anciennes compagnes racontent également les mêmes scènes de fellations forcées et de viols.
Les avocats des plaignantes suivent le Ministère public dans ses réquisitions.
Le verdict sera rendu le 18 janvier. /sma









