Les Verts partent seuls et avec un candidat unique à l’assaut du Château. L’assemblée générale a choisi samedi le conseiller communal de Val-de-Ruz Roby Tschopp pour conquérir un siège au Conseil d’Etat neuchâtelois ce printemps. Stratégiquement, le parti a estimé important de marquer la pluralité de la gauche en renonçant à une liste commune avec le parti socialiste, en tout cas au 1er tour. Les membres ont préféré ne choisir qu’un seul candidat de manière à éviter la dispersion des suffrages dans une élection au système majoritaire. Par ailleurs, seuls deux hommes étaient candidats à la candidature. Or, les Verts tiennent à présenter des listes paritaires à tous les échelons de la politique.
Pour Jean-Jacques Aubert, candidat malheureux à la candidature, ne présenter qu’un seul candidat au 1er tour est un manque d’ambition de la part de son parti. Le député, ancien conseiller communal de Rochefort, a estimé par ailleurs que ce choix ne permettait pas de camoufler l’absence de candidature féminine à la candidature au gouvernement cantonal.
Appel pour le Grand Conseil
Les Verts lancent par ailleurs un appel à candidatures pour le Grand Conseil. A ce jour, 32 personnes se sont annoncées, dont 28% de femmes. Le parti vise une liste complète de 100 candidats, paritaire et qui représente équitablement les différentes régions du canton. Comme pour les élections communales, le parti renonce à l’affichage sauvage.
Sur proposition de la co-présidence de leur section jeune, les Verts ont modifié leur Charte des élus. Pour laisser la place à la relève, les élus s’engagent désormais à ne pas cumuler plus de quatre législatures consécutives. Une limite qui ne s’applique qu’au Grand Conseil. Cette mesure est déjà appliquée dans plusieurs sections cantonales. A noter que l’assemblée générale du parti aura la possibilité de déroger à cette règle.
Nouvelle présidente
Les Verts ont profité de cette assemblée virtuelle pour élire leur nouvelle présidente. Christine Ammann Tschopp succède à Patrick Herrmann, qui quitte ses fonctions à la suite de son élection au Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. Membre du bureau du parti depuis 2016, et vice-présidente depuis 2018, Christine Ammann Tschopp est également députée suppléante au Grand Conseil.
La présidence de Christine Ammann Tschopp pourrait être brève. Si son mari Roby Tschopp venait à être élu au Conseil d'Etat, elle remettrait son mandat au printemps. /mwi









