Les socialistes veulent un filet social aux mailles resserrées

Le Grand Conseil a approuvé le principe d'une assurance générale de revenu au travers d'un ...
Les socialistes veulent un filet social aux mailles resserrées

Le Grand Conseil a approuvé le principe d'une assurance générale de revenu au travers d'un postulat.  Il vise à corriger certaines lacunes du système social

Le postulat accepté aujourd'hui souhaite que le Conseil d'Etat réfléchisse à la création d'une nouvelle assurance sociale (Photo : ldd) Le postulat accepté aujourd'hui souhaite que le Conseil d'Etat réfléchisse à la création d'une nouvelle assurance sociale (Photo : ldd)

Les députés neuchâtelois ont approuvé, malgré l'opposition de la droite, un postulat socialiste demandant de mettre en place dans le canton une assurance générale de revenu (AGR). Celle-ci doit garantir la sécurité financière de tous les ménages, indépendamment de leur situation professionnelle.

« La crise du Covid-19 a mis en lumière la fragilité de nombreuses sources de revenus et les lacunes de notre système de sécurité sociale ». C'est ce qu'a déclaré Florence Nater mercredi au Grand Conseil neuchâtelois. Dans l'idéal, cette assurance devrait être mise en place au niveau fédéral, mais « rien nous dit qu'un canton ne peut pas être précurseur », a souligné la socialiste.

Le Conseil d'Etat ne s'est pas opposé à ce postulat car il faut, selon lui, recréer et simplifier le système d'aides sociales. « Je suis toutefois convaincu que la solution ne se fera pas au niveau cantonal. L'étude pourra néanmoins permettre des ajustements des prestations sociales cantonales et peut-être, à un autre niveau, une avancée sur les assurances sociales fédérales qui ont un devoir de rajeunissement », a déclaré le conseiller d'Etat Jean-Nat Karakash.

Pour l'autrice du postulat, la mise en place d’une AGR cantonale permettrait à la fois de combler les lacunes de la sécurité sociale et de maintenir un certain pouvoir d’achat chez les ménages concernés. L’AGR serait un mécanisme qui octroie un complément nécessaire aux ménages qui ne disposent pas d’un niveau minimal de rentrées financières, malgré les revenus tirés d’une activité salariée ou indépendante.

La droite a également émis des doutes concernant la viabilité financière d’un tel projet. Le groupe PDC-PVL s’est joint à l’UDC pour dénoncer « un nouvel impôt dans un contexte fiscal infernal », tandis que le PLR rejoint le Conseil d’Etat dans ses doutes quant à la réalisation d’un tel projet au niveau cantonal.

Accepté avec 58 voix contre 49 et 2 abstentions, le postulat indique que les sources de financement devront être étudiées par le Conseil d’État. Un système mixte, composé de cotisations paritaires sur les revenus et salaires et de contributions des pouvoirs publics, pourrait être imaginé. À noter que les employés, entreprises et indépendants qui financent aujourd’hui des assurances privées pertes de gain maladie n’auraient plus à supporter cette charge. /ats-lfe


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