Les monstres disséqués à la Maison d’Ailleurs

L’institution d’Yverdon-les-Bains se penche sur la figure du monstre dans sa nouvelle exposition ...
Les monstres disséqués à la Maison d’Ailleurs

L’institution d’Yverdon-les-Bains se penche sur la figure du monstre dans sa nouvelle exposition. Pour l’occasion, le musée a été partiellement transformé en cirque du XIXe siècle

La famille Appenzell par Benjamin Lacombe. L'illustration est à découvrir dans l'un des couloirs de la Maison d'Ailleurs. La famille Appenzell par Benjamin Lacombe. L'illustration est à découvrir dans l'un des couloirs de la Maison d'Ailleurs.

Le monstre sous la loupe de La Maison d’Ailleurs. Le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires d’Yverdon-les-Bains a dévoilé ce mardi sa nouvelle exposition : Je est un monstre. Celle-ci est consacrée à l’exploration de la notion de monstre, principalement entre le XIXe et le début du XXe siècle.

« On entend le monstre dans l’exposition comme étant un avertissement », explique Marc Atallah, le directeur de la Maison d’Ailleurs. « C’est cette idée que le monstre n’est pas quelque chose d’effrayant en soi, mais plutôt quelque chose qui a pour fonction de nous dire quelque chose d’autre ».

Marc Atallah sur l'étymologie du mot« monstre »

L’exposition est présentée à travers la scénographie la plus ambitieuse et la plus complexe de l’histoire du musée. Elle s’inspire d’un cirque du XIXe, sous la forme de sept salles et trois couloirs aux ambiances spécifiques. Chaque ambiance traite d’un monstre particulier avec un type de message en lien avec celui-ci. « Le but de l’exposition est de comprendre leur fonction, à quoi ils servent et comment on peut apprendre à les lire, à les comprendre et à entendre ce qu’ils nous disent », assure Marc Atallah.

Une salle est dédiée aux contes de fée macabres et leurs différents monstres. Une salle est dédiée aux contes de fée macabres et leurs différents monstres.

L’expo se focalise principalement sur la période charnière de 1820 à 1930. Durant ces quelques décennies, le monstre va s’humaniser, être exhibé et commercialisé, avant d’investir la fiction, à l'image de Frankenstein de Mary Shelley.

Marc Atallah sur la normalisation du monstre :

Afin de traiter les thématiques, la Maison d’Ailleurs s’appuie sur ses propres collections et sur le travail de deux illustrateurs inédits en Suisse. Le Français Benjamin Lacombe, auteur de nombreux ouvrages, et le Belge Laurent Durieux, spécialiste d’affiches de cinéma en sérigraphie.

La tristesse des sorcières par Benjamin Lacombe. La tristesse des sorcières par Benjamin Lacombe.

Je est un monstre est à découvrir dès à présent, et jusqu’en octobre 2021, à la Maison d’Ailleurs d’Yverdon-les-Bains. Et malgré la thématique, l’exposition est aussi accessible aux enfants. /dsa


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