Les signatures invalidées se multiplient

Il a certes abouti mais le référendum portant sur les places de parc au Clos-de-Serrières affiche ...
Les signatures invalidées se multiplient

Il a certes abouti mais le référendum portant sur les places de parc au Clos-de-Serrières affiche près d’un quart de signatures nulles. Un phénomène devenu courant

Les citoyens qui souhaiteraient connaître l'identité des personnes dont la signature a été annulée peuvent le faire au contrôle des habitants de la Ville de Neuchâtel. Les citoyens qui souhaiteraient connaître l'identité des personnes dont la signature a été annulée peuvent le faire au contrôle des habitants de la Ville de Neuchâtel.

Certains référendums et initiatives font le plein de signatures, mais toutes ne passent pas le cap de la vérification.

Le référendum portant sur les places de parc liées au réaménagement du Clos-de-Serrières, qui vient d’aboutir formellement, en est un exemple. Sur 4'531 paraphes déposés, 1'054 ont été déclarés nuls. C’est presque un quart des signatures qui ont ainsi été invalidées.

Dans plus de la moitié des cas, les signataires n’étaient pas domiciliés dans la commune (380 paraphes) ou n’avaient pas la qualité d’électeur (230 paraphes).

Il arrive aussi qu’une personne signe plusieurs fois ou donne une date de naissance erronée. Le vice-chancelier de la Ville de Neuchâtel, Bertrand Cottier, évoque des identités farfelues à l’image d’une certaine Jeanne d’Arc apparue dans une liste de paraphes.

Les chancelleries sont de plus en plus confrontées à ce phénomène. Bertrand Cottier évoque une perte de qualité dans les paraphes récoltés :

Le conseiller national neuchâtelois Baptiste Hurni avait déposé une motion auprès du Parlement à Berne pour lutter contre les récoltes de signatures mensongères, sans succès.

De son côté, la conseillère communale qui avait défendu le projet devant le Conseil général de Neuchâtel, Christine Gaillard, regrette que le titre du référendum ne porte que sur la suppression de places de parc, sans faire mention du projet plus vaste de réaménagement du Clos-de-Serrières. À ses yeux, les signataires n’ont pas forcément compris que ce référendum, porté par le TCS et le PDC, bloquerait l’ensemble du projet qui avait été largement validé par le législatif.

De son côté, le président du TCS Neuchâtel, Jean-Luc Vautravers, indique avoir mandaté une société externe dans ce cas mais avoir pris les « précautions éthiques nécessaires » en informant et en documentant les personnes envoyées dans la rue. Jean-Luc Vautravers a conscience que certains signataires n’étaient pas domiciliés dans la commune mais le comité référendaire n’a pas voulu refréner l’enthousiasme de certains citoyens des villages qui ont fusionné avec Neuchâtel et qui seront amenés à voter sur le sujet.

Il reviendra en effet aux autorités de la nouvelle Commune de Neuchâtel d’organiser le scrutin sur cette question dans les six mois après le dépôt des signatures, remises le 28 octobre. /sbe


 

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