L’année 2020 restera dans les annales de beaucoup d’institutions et, parmi elles, la Caisse cantonale neuchâteloise d’assurance chômage. Celle-ci traite un peu plus de 90% des demandes dans le Canton de Neuchâtel et jamais la CCNAC n’a dû déployer autant de moyens pour des demandes de réduction de l’horaire de travail, la RHT, qu’en cette période de pandémie.
A ce jour et depuis janvier, ce sont 275 millions de francs qui ont été versés pour des prestations de réduction de l’horaire de travail. A titre de comparaison, au pire d’une crise horlogère, ce sont 50 millions de francs qui ont été mis sur la table. Cette année, la Caisse a enregistré 9,8 millions d’heures chômées à travers le Canton, tous secteurs confondus. Cela signifie qu’un tiers des employés ont été touchés par une mesure de RHT. C'est du jamais vu dans l’histoire de l’institution.
La Caisse cantonale neuchâteloise d’assurance chômage a dû faire face à l'afflux inédit de demandes au mois de mars, qu’il a fallu gérer. Le directeur de la CCNAC, Pascal Guillet :
Le facteur temps est important. L’objectif de la Caisse cantonale neuchâteloise d’assurance chômage est d’apporter un soutien financier aux entreprises le plus rapidement possible. Jamais le délai n’est allé au-delà de trois semaines, selon le directeur de la CCNAC. Pour cela, il a fallu jouer sur les effectifs. On retrouve Pascal Guillet :
Six personnes ont été engagées pour renforcer les équipes.
Aujourd’hui, les collaborateurs sont à tour de rôle en télétravail. Les guichets sont fermés et accessibles uniquement sur rendez-vous pour préserver les employés qui s’attendent à un nouvel afflux de demandes de RHT pour fin novembre avec la fermeture, depuis le début du mois, des établissements publics et des lieux culturels.
La CCNAC continuera donc de jouer son rôle de « médecin de l’économie neuchâteloise », comme se plaît à l’imager son directeur. /sbe
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