La Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie a mené une enquête auprès des entreprises neuchâteloises. 80% de celles qui pratiquent le travail à distance se disent prêtes à conserver cette mesure au sortir de la crise
Le télétravail fait désormais partie du quotidien de bon nombre de Neuchâtelois. La Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie a mené une enquête auprès de 321 de ses membres pour connaître les perspectives de cette pratique. Celle-ci touchait déjà plus de la moitié d’entre eux avant la crise liée au Covid-19, principalement dans le secteur des services.
Premier résultat, depuis le début de la pandémie, 19% en plus des entreprises de la région se sont mises au travail à distance. Pour celles qui n’ont pas fait le pas, la principale raison évoquée concerne l’impossibilité d’effectuer certaines tâches à distance, une incompatibilité qui concerne plus fortement le secteur industriel.
Mais que restera-t-il du télétravail une fois la crise passée ? Pour 80% des entreprises interrogées, cette pratique sera conservée, mais généralement dans des proportions moindres. Le travail à distance a montré certains avantages. Les trois principaux relevés sont la réduction du stress lié aux déplacements, l’augmentation de la satisfaction des employés et un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Quelques défis sont néanmoins encore à relever pour faire perdurer au mieux cette pratique, le principal a trait à la communication avec les employés. On note aussi le problème de la protection des données et de la cyber-sécurité, ou encore la mise en place des infrastructures nécessaires.
Fin octobre, les principales organisations patronales de Suisse romande ont mis sur pied une « Convention de télétravail ». Ce document pose les bases de ce type de collaboration, mais il n’a pas trouvé écho auprès des syndicats. /rgi









