La droite fait front pour s’opposer à l’initiative « contre le financement du commerce de guerre »

Le comité interpartis neuchâtelois « NON à l’initiative du GSSA » a présenté ses arguments ...
La droite fait front pour s’opposer à l’initiative « contre le financement du commerce de guerre »

Le comité interpartis neuchâtelois « NON à l’initiative du GSSA » a présenté ses arguments à la presse ce mercredi. Ils y ont dénoncé une initiative « utopique » et « perverse »

L'initiative veut interdire à la BNS et aux institutions de prévoyance d'investir dans les plus grosse entreprises actives dans l'armement (photo : pixabay) L'initiative veut interdire à la BNS et aux institutions de prévoyance d'investir dans les plus grosse entreprises actives dans l'armement (photo : pixabay)

« Le Groupement pour une Suisse sans armée (GSSA) utilise un chemin détourné pour parvenir à ses fins : la suppression de l’armée suisse ». C’est avec ces mots que le conseiller aux Etats neuchâtelois, le PLR Philippe Bauer a décrit l’initiative proposée au peuple le 29 novembre prochain. Réunis au sein d’un comité interpartis, le PLR, les jeunes libéraux-radicaux (JLR) et l’UDC ont dénoncé les moyens utilisés par les initiants pour atteindre des objectifs qu’ils ont unanimement jugés « louables ». Ils sont cependant en porte-à-faux avec les dispositions légales prévues par le texte, qui est pour Philippe Bauer « une attaque frontale envers l’économie ».

Philippe Bauer

En tant qu’entrepreneur actif dans les machines-outils, le PLR Bernard Schumacher a souligné la difficulté pour un fabriquant de tracer l’ensemble de sa production. De plus, s’il ne serait probablement pas touché directement par l’initiative, il craint d’être impacté par effet de ruissèlement, car il pourrait perdre des commandes provenant d’entreprises concernées par les restrictions de financement.

Bernard Schumacher

La présidente des JLR neuchâtelois Anna Ludwig y voit « une pression supplémentaire sur les assurances sociales, alors que celles-ci sont déjà fortement impactées par la crise ».

Anna Ludwig

Selon elle, l’initiative met à mal la diversité des placements possibles, et donc un impact direct sur les rentes. Quant à Walter Willener, président de l’UDC neuchâteloise, il a martelé le surplus de bureaucratie que ce texte engendrerait. Il reste aux opposants un peu plus de deux semaines pour convaincre la population, le dernier sondage SSR donne l’initiative gagnante dans les urnes. /lfe


L’initiative contre le financement du commerce de guerre en bref

Lancée par le GSSA et les jeunes Vert-e-s, l’initiative souhaite interdire le financement d’entreprises d’armement par les institutions de prévoyance, telles que la BNS, les caisses de pension ainsi que l’AVS. Elle prévoit également un devoir de diligence pour les assurances et les banques. Toutes les entreprises ne seraient pas concernées : seules celles qui réalisent plus de 5% de leur chiffre d’affaire n’auraient plus le droit de recevoir de financement de la part de ces acteurs. Retrouvez les principaux arguments des partisans et des opposants à l’initiative ici.


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