Des bateaux de différentes époques ont été étudiés au large de La Tène, dans le lac de Neuchâtel. Ils ont permis de mieux comprendre l’évolution de la construction navale entre l’époque romaine et le 19e siècle
C’est un trou historique qui a été comblé. Après plusieurs mois de fouilles sur trois épaves immergées dans le lac de Neuchâtel, l’Office du patrimoine et de l’archéologie du Canton de Neuchâtel (OPAN) a dévoilé un premier bilan de ces recherches. Cette opération en milieu lacustre, qui s’est tenue entre avril 2019 et septembre 2020, va permettre de mieux détailler l’évolution des constructions navales entre l’époque romaine et le 19e siècle. Un trou comblé grâce à la découverte et l’étude de ces trois épaves au large de La Tène, datant du
2e, 16e et 18e siècle. Grâce au partenariat avec la Fondation Octopus, dont la vocation est de soutenir l’exploration scientifique et de diffuser ces connaissances, l’OPAN a pu mener à bien son programme de sauvegarde et de documentation scientifique de ces objets.
Un chaland gallo-romain qui comble un vide
C’est sans doute l’une des découvertes les plus importantes, celle d’une épave datant du 2e siècle après Jésus-Christ. Si des embarcations de ce style sont déjà observables dans quelques musées (dont une au Laténium), c’est la première fois qu’un flanc a été retrouvé. Il permet de combler le vide historique qu’il y avait entre les constructions de type pirogue et les grands bateaux romains constitués d’un plancher.
Fabien Langenegger, archéologue responsable des fouilles, nous détaille cette trouvaille
Un bateau comme base pour une balise
Une des autres épaves observées date du 16e siècle et a une histoire un peu particulière. Elle a servi de soubassement pour l’édification d’une balise à l’embouchure de la Thielle.
Les explications de Fabien Langenegger
Quant à la troisième épave observée, il s’agit d’un bateau marchand du 18e siècle qui a coulé avec sa cargaison. Lors de sa fouille en avril 2019, il avait déjà fait l’objet d’un sujet de notre part, que vous pouvez retrouver ici.
Une fois les fouilles effectuées, les épaves ont été réensablées pour assurer leur conservation. Seules les pièces du chaland gallo-romain ont dû être déplacées. Se trouvant sur le passage de nombreux bateaux de plaisanciers, le risque de voir ces vestiges abimés par des ancres était trop important.
La question de la transmission de ces découvertes au public est maintenant discutée. Une exposition et/ou la publication d’un ouvrage sont évoquées. /ATS-rgi










