Renfoncer l’autonomie du site hospitalier des Montagnes : c’est l’objectif au cœur de deux rapports commandés par le Conseil d’Etat neuchâtelois. Le RHNe propose plusieurs solutions pour se conformer à la loi sur le réseau hospitalier neuchâtelois
Le Réseau hospitalier neuchâtelois propose des solutions pour répondre à la loi. Il a publié jeudi deux rapports demandés par le Conseil d’Etat neuchâtelois. L’objectif est notamment de se conformer à l’article 5 de la Loi sur le réseau hospitalier neuchâtelois (LRHNe), qui stipule que les sites de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel doivent tous les deux offrir une prise en charge médico-chirurgicale 24h sur 24.
Le RHNe retient trois propositions principales qui permettraient de renforcer l’autonomie du site des Montagnes et de diminuer le nombre de transferts.
- Instaurer la présence d’un médecin cadre urgentiste 24h sur 24 sur le site de La Chaux-de-Fonds, y compris les week-ends. À l’heure actuelle, cette offre n’existe que de 8h à 18h en semaine.
- Étendre les plages opératoires avec une entrée du dernier patient à 18h et non pas à 15h comme c’est le cas actuellement. Cette mesure permettrait d’éviter des transferts vers le site de Pourtalès à Neuchâtel lorsque des patients doivent être pris en charge en fin de journée.
- Mettre en place des piquets d’anesthésiologie, d’instrumentistes et d’aides de salle. Cette solution permettrait d’ouvrir le bloc opératoire de La Chaux-de-Fonds à la demande, 7 jours sur 7 et 24h sur 24.
La réalisation de ces trois recommandations entraînerait des coûts estimés entre 2,4 et 4,2 millions de francs.
Déménagement de la Chrysalide gelé
Le second rapport porte sur l’unité des soins palliatifs, actuellement située dans le bâtiment de la Chrysalide à La Chaux-de-Fonds. Ces locaux posent d’importants problèmes fonctionnels, explique le RHNe. Au mois de janvier, la direction avait annoncé que la relocalisation aurait vraisemblablement lieu au sein de l’hôpital de La Chaux-de-Fonds. Mais pour l’heure, le Conseil d’administration propose de maintenir le statu quo et de reprendre la question dans le cadre de la future stratégie institutionnelle en 2021. Il précise tout de même qu’un déménagement à terme reste pertinent.
Le Conseil d’Etat neuchâtelois a quant à lui décidé de consulter les villes concernées, l’association des communes neuchâteloises et la commission de santé du Grand Conseil. Il se positionnera à la fin du mois d’octobre. /ara









