Des discothèques neuchâteloises lancent une association

Quatre clubs de la ville s’unissent pour créer « le conseil de la nuit », une association ...
Des discothèques neuchâteloises lancent une association

Quatre clubs de la ville s’unissent pour créer « le conseil de la nuit », une association pour défendre les intérêts communs et financiers de leur établissement à la suite de la pandémie

Les membres de l’association “ Le conseil de la nuit” avec le président Thomas Menant (troisième depuis la gauche). Les membres de l’association “ Le conseil de la nuit” avec le président Thomas Menant (troisième depuis la gauche).

Le « conseil de la nuit » voit le jour. Cette toute nouvelle association a été créée par quatre discothèques privées de Neuchâtel. Son but ? Représenter les clubs de la ville et défendre leurs besoins auprès des autorités. Une idée qui a germé avant le Covid-19, mais qui a été concrétisée dans l’urgence. Après presque quatre mois de fermeture dûs à la pandémie, le milieu neuchâtelois de la nuit traverse actuellement une période très difficile. Thomas Menant, président de l’association, rappelle qu’ils sont en première ligne en cas de fermeture et aucune aide de l’Etat n’a été perçue, à part les emprunts sans intérêts proposés aux commerçants.

Les clubs privés ont donc décidé de s’unir pour notamment demander en cœur des soutiens financiers aux autorités. Leur priorité à court terme. « S’il y a une seconde fermeture, ce sera catastrophique pour certains d’entre nous », déplore le président de l’association.


Des restrictions différentes pour les discothèques

« La pandémie nous a tous rapprochés, nous gérants de clubs. Nous avons été fermés deux mois de plus que nos confrères tenanciers de bars et restaurants et nous avons désormais des restrictions qui nous sont propres », explique Thomas Menant. Les quatre clubs neuchâtelois pratiquent un traçage systématique et complet des clients (sinon, ils ne peuvent pas rentrer) sur demande des autorités et ne doivent pas dépasser les 300 personnes durant une soirée complète.

Bien que la plupart des discothèques privées fassent parties de l’association des commerçants de la nuit (ACN), regroupant les bars et restaurants, des points divergent entre eux. Comme des charges et des horaires différents à gérer par rapport à leurs confrères tenanciers ou encore l’obligation d’avoir un service de sécurité homologué par l’Etat.


Les discothèques, un nid pour la propagation du virus ?

Thomas Menant insiste : « à la suite de cas de contagion dans un club à Zürich, les autorités nous ont demandé un traçage systématique ». Ce qui est positif pour les autorités de la Ville et du Canton. Car ce traçage est bien plus compliqué pour les fêtes impromptues au bord du lac, ajoute un des membres de l’association.

Et « soit on ouvre, soit on fait faillite », ajoute le président pour qui la fermeture serait fatale. « Les employés qui bénéficient de RHT n’auront plus rien ».

A noter enfin que la Case à Chocs, la salle de concert de Neuchâtel soutenue par la Ville est au courant de la création de cette association, mais n’en fait pas partie. « Ils ne sont pas ouverts tous les weekends jusqu’à 6 heures du matin et en plus c’est une salle de concert », explique le président. /Vma


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus