Les éleveurs pourront abattre leurs bêtes à domicile

L’ordonnance fédérale donnant ce droit entre en vigueur ce mercredi. La pratique sera fortement ...
Les éleveurs pourront abattre leurs bêtes à domicile

L’ordonnance fédérale donnant ce droit entre en vigueur ce mercredi. La pratique sera fortement réglementée

Les taureaux de Vincent Feuz ne seront pas tués dans un abattoir mais dans un champ. Les taureaux de Vincent Feuz ne seront pas tués dans un abattoir mais dans un champ.

Tous les éleveurs de Suisse pourront abattre leur bétail à domicile. Ce droit est accordé par une ordonnance fédérale qui est entrée en vigueur ce mercredi. Elle fait partie des nouvelles normes alimentaires. Leurs buts : protéger la santé des consommateurs et favoriser le bien-être animal. Aujourd’hui, moins d’une dizaine de paysans suisses abattent leurs bêtes à domicile. Ils ont tous obtenu des dérogations spéciales des autorités. Parmi eux, le Neuchâtelois Vincent Feuz. Éleveur aux Brenets, il tue lui-même ses taureaux Highland depuis deux ans. Il a reçu son autorisation permanente au début de l’année 2019. Vincent Feuz nous explique quelles ont été les démarches pour obtenir ce droit :

Vincent Feuz concède qu’il a souvent « les larmes aux yeux » quand il tue ses bêtes. La tâche, douloureuse pour lui, trouve ses racines dans des considérations éthiques. Elle permet d’éviter aux animaux le stress des abattoirs. Les précisions de l’éleveur des Brenets :

Abattre ses bêtes à domicile restera une pratique très réglementée. Elle nécessite notamment une autorisation émanant des autorités, une présence du vétérinaire lors de la mise à mort et une formation obligatoire pour les éleveurs. Vincent Feuz est le premier Romand à avoir obtenu une dérogation spéciale sur le long terme. Avant cette date, il pouvait déjà tuer ses bovins grâce à des autorisations ponctuelles. La présence d’un vétérinaire n’était alors pas obligatoire. Elle l’est devenue depuis l’obtention de sa dérogation l’année passée. Cette contrainte peut décourager l’abattage à domicile, selon Vincent Feuz :

Pour Vincent Feuz, cette nouvelle ordonnance est un pas en avant vers le respect de l’animal. Il est convaincu qu’elle aidera les agriculteurs à se lancer dans l’abattage à la ferme. /ygr


 

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