Ecoles neuchâteloises : fin de l’enseignement à distance

Dès lundi, si un jeune neuchâtelois ne se rend pas à l’école par crainte sanitaire, il ne recevra ...
Ecoles neuchâteloises : fin de l’enseignement à distance

Dès lundi, si un jeune neuchâtelois ne se rend pas à l’école par crainte sanitaire, il ne recevra plus de contenu pédagogique à distance. C’est ce qu’indique une circulaire adressée au corps enseignant

Dès lundi, retour à l'école pour tous, comme ici à Hauterive (archive). Dès lundi, retour à l'école pour tous, comme ici à Hauterive (archive).

Les jeunes neuchâtelois qui ne se rendent pas en classe ne recevront plus de contenu pédagogique à distance. C’est notamment le cas des enfants dont les parents ont des craintes sanitaires. La décision du canton, transmise cette semaine aux écoles et au corps enseignant, préconise avant tout le dialogue avec les parents. L’Etat souhaite convaincre les familles d’envoyer leurs enfants en classe. Actuellement, seul une vingtaine d’élèves ne fréquentent plus l’école publique en raison de crainte liée à la pandémie.

Dans la circulaire, le Département de l’éducation et de la famille indique qu’à partir de lundi 25 mai, si un élève n’est pas présent en classe en raison de réticences parentales sur la situation sanitaire, la direction prend d’abord contact afin de les rassurer. Si l’enfant ne se présente pas à l’école, les parents en assument la responsabilité, et, comme il s’agit « d’une absence injustifiée », l’école publique ne met pas à disposition un enseignement à distance.

Le canton précise que « le recours à la scolarisation à domicile n’est pas une option à privilégier sachant que l’enfant sera coupé de toutes les ressources pédagogiques dont il disposait jusqu’à maintenant ». Le Département souligne aussi « les effets potentiellement défavorables sur la suite » de la progression de l’élève.

Les parents qui gardent leur enfant à la maison ne pénalisent-ils pas la formation pédagogique de leur progéniture ?La réponse de la conseillère d’Etat en charge de l’éducation, Monika Maire Hefti : 

Les enfants ont un droit constitutionnel à bénéficier d’un enseignement de base. Raison pour laquelle les élèves reconnus médicalement en situation vulnérable recevront, eux, un support pédagogique à distance. C’est le cas d’environ 1% des enfants neuchâtelois. Leur situation est attestée par un certificat médical. /aju


 

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