SPANE : pas ou peu d'abandons liés au virus mais un avenir financier incertain

Le coronavirus n’a pas augmenté significativement le nombre de pensionnaires à la SPA Neuchâtel ...
SPANE : pas ou peu d'abandons liés au virus mais un avenir financier incertain

Le coronavirus n’a pas augmenté significativement le nombre de pensionnaires à la SPA Neuchâtel. En revanche, la structure observe une baisse de dons et craint pour ses finances

Un pensionnaire de la SPA Neuchâtel installée à Cottendart sur les hauts de Colombier. Un pensionnaire de la SPA Neuchâtel installée à Cottendart sur les hauts de Colombier.

La pandémie de coronavirus touche de différentes manières la SPA Neuchâtel, située à Cottendart sur les hauts de Colombier. La structure ne relève peu voire pas d’abandons liés à la pandémie de coronavirus et le semi-confinement qui en découle. Autrement dit, il n'y a pas plus de nouveaux pensionnaires que d'habitude à la SPANE. Au contraire, elle a reçu plusieurs demandes d’adoptions auxquelles elle n’a malheureusement pas pu répondre. Celles-ci sont gelées jusqu’à nouvel avis. L'organisation attend des précisions du Canton à ce sujet.

Chantal Yerly au sujet des abandons : « Jusqu’à maintenant nous avons eu beaucoup de chance »

Chute des dons de particuliers et des demandes de pensions estivales

Mais les nouvelles sont moins réjouissantes concernant les finances. La SPANE constate une baisse importante des dons, source principale de revenus et donc essentiels à sa survie, mais aussi une baisse des réservations de pensions pour l’année. L’incertitude quant aux mesures internationales implique que des propriétaires d’animaux envisagent de renoncer aux vacances d’été et de garder ainsi leurs compagnons à quatre pattes près d’eux. Chantal Yerly, la présidente de la SPANE, estime le manque à gagner entre 5000 et 6000 francs pour le chapitre des pensions.

Chantal Yerly : « Nos finances commencent à baisser »

Chantal Yerly, active depuis 30 ans dans la société, espère également que le déconfinement ne générera pas une augmentation générale des abandons en Suisse et à Neuchâtel. Elle précise encore que l’adoption d’un animal en situation de confinement et de vie au ralenti est une fausse bonne idée. Certaines familles adoptives pourraient ainsi ne plus avoir le temps de s'en occuper une fois que la société aura repris son rythme de croisière. /lre


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