La Caisse cantonale neuchâteloise d’assurance chômage carbure à plein régime. C’est elle qui est chargée de traiter les demandes de réduction de l’horaire de travail une fois la requête acceptée par le Service de l’emploi. En temps normal, lorsque la situation économique est favorable, la CCNAC traite moins de dix dossiers par mois. Dans des périodes plus tendues, les demandes passent à 200 voire 300 par mois. Avec le coronavirus, il y a eu plus de 3'000 dossiers à traiter en mars. La hausse se poursuit en avril mais dans une moindre mesure. Du coup, la CCNAC a dû se réorganiser. L’année passée, seul un demi-poste était dédié à ce domaine. Aujourd’hui, dix personnes travaillent à plein régime sur ces dossiers. Elles ont même œuvré durant le week-end pascal. À l’heure actuelle, il faut en moyenne une semaine entre la décision de l’Office de chômage et le moment où les décomptes sont effectués par la CCNAC.
Pour pouvoir répondre au mieux à toutes les demandes des entreprises, la Confédération a largement simplifié les formulaires. Elle s’est aussi adaptée au contexte en modifiant les règles, parfois à trois voire quatre reprises, entre la situation de base et aujourd’hui. Ce ne sont pas les changements qui posent problème, mais le fait de devoir reprendre des dossiers pour les adapter aux nouvelles règles. /sma









