Coronavirus : la police neuchâteloise privilégie la prévention

Les forces de l’ordre cantonales ont la responsabilité de faire respecter les consignes sanitaires ...
Coronavirus : la police neuchâteloise privilégie la prévention

Les forces de l’ordre cantonales ont la responsabilité de faire respecter les consignes sanitaires liées à l’épidémie. La priorité est donnée au dialogue, mais des sanctions sont également envisagées en dernier recours

Les patrouilles auront du pain sur la planche durant toute la durée de l'épidémie. Ici, le Bâtiment de police (BAP) à Neuchâtel. Les patrouilles auront du pain sur la planche durant toute la durée de l'épidémie. Ici, le Bâtiment de police (BAP) à Neuchâtel.

Prévention ou répression ? La première répond la police neuchâteloise. Cette dernière est chargée de faire respecter les mesures sanitaires imposées par la Confédération et le Canton durant l’épidémie de Covid-19. A cet effet, les forces de l’ordre cantonales patrouillent sur tout le territoire neuchâtelois en faisant particulièrement attention au rassemblement de personnes et en s’assurant de la fermeture de tous les commerces jugés non-essentiels durant cette crise.

La situation est « extraordinaire » et les policiers sont également là « pour conseiller les gens et leur apporter de l’aide et du soutien », assure Georges-André Lozouet, chargé de communication auprès de la police neuchâteloise. Le dialogue est ainsi privilégié pour informer et sensibiliser la population aux mesures des autorités.

Georges-André Lozouet :

Ne pas respecter les consignes des autorités n’est pas sans conséquence. En dernier recours, la Police neuchâteloise peut dénoncer les contrevenants auprès du Ministère public qui se chargera alors de sanctionner, plus ou moins sévèrement, selon la gravité des faits.

Si chaque Ministère public cantonal est libre d’établir une sanction, il est bon de rappeler que le Code pénal suisse interdit de propager une maladie humaine dangereuse et transmissible « par bassesse de caractère ». Le délit est punissable d’une peine privative de liberté d’un à cinq ans.

La Loi fédérale sur les épidémies prévoit, elle, des amendes pouvant aller jusqu’à 5000 francs, mais les Cantons peuvent largement saler la note, à l’image du canton de Vaud qui prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 20'000 francs, 50'000 francs en cas de récidive. /dsa


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