En vertu des directives de la Confédération liée à la pandémie de coronavirus, la fermeture des frontières avec les pays voisins est devenue une réalité. Ces mesures ne sont pas sans conséquences pour les frontaliers qui travaillent dans le canton de Neuchâtel.
Ceux-ci sont systématiquement contrôlés au passage de la douane. Pour justifier leur déplacement, ils doivent présenter une photocopie de leur contrat de travail, leur permis de travail et une carte d’identité. L’application de ces contrôles provoque d’énormes ralentissements routiers : selon un témoignage, il y avait mardi matin deux heures d’attente au poste de douane du Col-des-Roches. Il faut dire que seuls deux postes-frontières franco-neuchâtelois demeurent encore ouverts : le Col-des-Roches justement et Les Verrières.
Sur l’ensemble de l’Arc jurassien, Boncourt, Goumois et Vallorbe resteront aussi des passages autorisés. Tous les autres postes-frontières sont fermés. L’objectif de ses mesures est de canaliser le trafic et de protéger la population contre la pandémie de Covid-19.
Ceci dit, le citoyen suisse qui désirerait se rendre dans un pays voisin doit aussi motiver son déplacement. Les directives sont applicables dans les deux sens. Il n'est tout bêtement plus possible d’aller faire ses courses en France, de se rendre chez le dentiste ou chez un ami.
Il n’y a guère qu’une justification professionnelle, le transport de marchandises, le domicile à l’étranger ou un motif de nécessité absolue qui autorisent aujourd’hui à franchir la frontière. /mne









