Les nouvelles prescriptions sur les émissions de CO2, réduites à 95 grammes dès 2020, obligent les garagistes à développer leur système de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Un changement parfois délicat
Le chemin vers des voitures plus respectueuses de l’environnement réserve parfois de mauvaises surprises. A la suite des prescriptions sur les émissions de CO2, nombre de constructeurs automobiles se retrouvent dans l’obligation d’installer des bornes de recharges consacrées aux véhicules électriques ou hybrides sur leur domaine d’exploitation. Pour rappel, les directives imposent depuis le début de l’année que les véhicules nouvellement immatriculés en Suisse ne dépassent pas 95 grammes de gaz carbonique par kilomètre, contre 130 auparavant. Pour éviter des amendes trop importantes, les constructeurs s'attèlent ainsi à promouvoir des modes de déplacement plus respectueux de l'environnement.
Problème, les concessionnaires n’ont souvent pas les capacités électriques suffisantes pour assurer l’installation et le bon fonctionnement de ces bornes. C’est par exemple le cas du garage Lanthemann à Cortaillod. Construit en 1992, le bâtiment tourne actuellement avec un total de 125 ampères, tout juste suffisant par rapport aux besoins énergétiques actuels. Selon une estimation, il en faudrait 75 de plus pour assurer le passage aux bornes demandées. Les explications du patron, Gäel Lanthemann :
Pour augmenter la puissance électrique de sa concession, Gaël Lantheman a demandé en 2019 un devis à la Commune de Cortaillod, estimé à 8'000 francs. Mais le 1er janvier 2020, l’exploitation du réseau électrique change de main et revient à l’entreprise privée Eli10, basée à Bevaix. Un nouveau devis est alors demandé par le garagiste pour la même augmentation de 75 ampères, mais, cette fois la facture, s’élève à plus de 16'000 francs. Une augmentation illogique pour le propriétaire du garage, Gaël Lantheman :
Contactée, la Commune de Cortaillod n'a pas souhaiter s'exprimer, précisant que le réseau électrique était désormais géré par l’entreprise Eli10. Interrogée sur ce changement de tarif soudain, cette dernière explique la situation par une année d'adaptation au sein de la Commune. Depuis le 1er janvier 2019, la société est devenue le gestionnaire du réseau de distribution du réseau électrique de la Commune, qui en reste néanmoins propriétaire. A compter de cette date, Eli10 a mis en place des conditions générales dans lesquelles figurent des taxes de raccordement et des contributions. Ces mesures sont finalement entrées en vigueur dès le début de l'année 2020, en accord avec la Commune qui devait encore procéder à des adaptations au sein de ses services. Ces nouveaux tarifs ne sont pas choisis au hasard puisqu'ils se basent sur ceux déjà en place dans six villages du Littoral. Les précisions du directeur général de la société Eli10, Christian Messerli :
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