Commerce de détail : le patronat demande un deuxième dimanche 

La Convention collective de travail du secteur dans le canton de Neuchâtel arrive à échéance ...
Commerce de détail : le patronat demande un deuxième dimanche 

La Convention collective de travail du secteur dans le canton de Neuchâtel arrive à échéance en fin d’année. Les syndicats sont entrés en discussion, mais exigent des mesures compensatoires

La zone piétonne de Neuchâtel. (photo: archives)  La zone piétonne de Neuchâtel. (photo: archives) 

Le débat concernant l’extension des heures d’ouverture des magasins revient sur territoire neuchâtelois. La Convention collective de travail du secteur de la vente, issue de la loi entrée en vigueur le 1er avril 2014 , arrive à échéance en fin d’année. L’heure est aux négociations et elles s’annoncent plus engagées.


Un deuxième dimanche pour aider le commerce  

Cela se murmurait depuis quelques années, c’est désormais une revendication : le patronat demande un deuxième dimanche d’ouverture par année. Un seul est pour l’heure inscrit dans la loi votée par les Neuchâtelois à la suite d’un référendum en 2013. Aux yeux de Quentin di Meo, secrétaire du Groupement neuchâtelois des grands magasins, il s’agit d’une nécessité pour le chiffre d’affaire d’un secteur en difficulté dans le canton, en lien notamment avec le tourisme d’achat et le commerce en ligne. 

La mesure rappelle les trois dimanches d’ouverture acceptés pour une période expérimentale de deux ans par les citoyens genevois en votation en mai 2019. D’autres propositions sont en négociation selon nos informations.

Quentin di Meo, secrétaire du Groupement neuchâtelois des grands magasins :

UNIA pose ses conditions

Le syndicat UNIA est d’accord d’entrer en matière, mais pas à n’importe quel prix. Il exige des compensations en terme de temps de travail, et demande par exemple que le 26 décembre devienne un jour férié chaque année. C’est déjà le cas actuellement, mais uniquement lorsque Noël tombe un dimanche.

David Taillard, responsable du secteur tertiaire chez Unia Neuchâtel :

Des prétentions salariales sont aussi demandées pour les employés sans formation professionnelle soumis à la CCT qui ne bénéficient pour l’heure pas du salaire minimum. Les négociations devraient se poursuivre au moins jusqu’ à l’été. 

Plusieurs étapes restent à franchir pour une éventuelle mise en place d’un deuxième dimanche. Celle-ci nécessiterait une modification de la loi sur les heures d'ouvertures des commerces et donc une approbation du Grand Conseil. Une telle décision serait aussi soumise au référendum facultatif. /lre


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus