Le Tribunal de police à La Chaux-de-Fonds a acquitté jeudi un éducateur reconnu pour son travail dans les Montagnes neuchâteloises.
L’homme était principalement prévenu d’actes d’ordre sexuel avec des enfants, deux résidents de la structure dans laquelle il travaillait et qui ont déposé plainte pour des faits survenus entre 2012 et 2015.
Alors que le Ministère public et les parties plaignantes demandaient au minimum une peine de 18 mois de prison avec sursis, le Tribunal a suivi l’avocat de la défense et prononcé l’acquittement.
Fessées et contrôles hygiéniques des parties intimes
Autant d’activités que l’homme considérait comme des jeux ou de l’éducation et qu’il a toutes admises jeudi matin lors de son audition par la Cour.
Pour la défense et le procureur, pas de doute il s’agissait bien d’actes d’ordre sexuel avec enfants en raison notamment de leur répétition. Enfin, des contenus pédopornographiques avaient aussi été retrouvés sur l’ordinateur portable du prévenu.
Des pratiques « inappropriées » pour le Tribunal
Le Tribunal a eu une vision plus partagée. Si la Cour a reconnu des pratiques inappropriées ou des mesures éducatives dignes d’une autre époque, il n’a donc pas retenu celles-ci comme des actes d’ordre sexuel avec des enfants. Dans son jugement, il a estimé qu’un observateur n’aurait pas pu qualifier les actes comme tels. De même il n’y avait pas d’intention ni de véritables excitations sexuelles de la part de l’auteur.
Le Tribunal a aussi estimé que les plaignants manquaient de crédibilité. Aux yeux du juge, les déclarations faites ce jeudi lors de leurs auditions étaient différentes de celles du début de l'enquête.
Les parties plaignantes et le Ministère public ont annoncé qu'ils feraient appel du jugement. /lre









