Contrôles viticoles : ras-le-bol dans les vignes

C’est la grappe qui fait déborder le verre : certains vignerons neuchâtelois n’acceptent pas ...
Contrôles viticoles : ras-le-bol dans les vignes

C’est la grappe qui fait déborder le verre : certains vignerons neuchâtelois n’acceptent pas les nouveaux contrôles viticoles qu’ils doivent subir. Ces contrôles les assimilent à des négociants

Jean-Denis Perrochet dans ses vignes d'Auvernier. Photo: archives. Jean-Denis Perrochet dans ses vignes d'Auvernier. Photo: archives.

« On n’a jamais fait du vin avec de la paperasse » : Jean-Denis Perrochet ne manie pas la langue de bois. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle ordonnance fédérale sur le vin, les vignerons doivent se plier aux visites du Contrôle suisse du commerce du vin. Introduits en 2019, ces contrôles fédéraux remplacent ceux réalisés par les cantons. Surtout, le vigneron-encaveur d’Auvernier estime que cela génère une multitude de tracasseries administratives supplémentaires.

Le vice-président de l’Association suisse des vignerons-encaveurs indépendants (ASVEI) souligne aussi que ces nouvelles normes assimilent les vignerons à des négociants en vin. Ce n’est pas tant les nouveaux émoluments qui fâchent Jean-Denis Perrochet (estimés à un millier de francs par an pour le domaine de la Maison Carrée), mais plutôt les charges bureaucratiques qui découlent de cette évolution.

Faut-il aller jusqu’à la désobéissance civile ? Mi-janvier, un vigneron genevois, épaulé par ses confrères, avait refusé d’ouvrir sa cave aux contrôleurs de la Confédération. Jean-Denis Perrochet est prêt à en faire de même et déclinera le prochain contrôle. /aju-dsa


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