Il cachait de l’or dans son anatomie pour s’en emparer

Il s’insérait de l’or dans le rectum pour déjouer le portique de sécurité. Un homme comparaissait ...
Il cachait de l’or dans son anatomie pour s’en emparer

Il s’insérait de l’or dans le rectum pour déjouer le portique de sécurité. Un homme comparaissait devant la justice mardi pour avoir dérobé près de 7 kg du précieux métal à Metalor en 2016

L'homme a comparu devant le Tribunal de police à Boudry mardi. L'homme a comparu devant le Tribunal de police à Boudry mardi.

Il utilisait son corps comme cachette pour voler de l’or. Un ancien employé de l’entreprise Metalor a comparu mardi après-midi devant le Tribunal de police à Boudry. Il est accusé de vols par métier pour avoir subtilisé près de 7 kg d’or à son employeur entre le 1er novembre et le 8 décembre 2016.

L’entreprise locloise Nivarox figure également parmi les plaignants. À l’issue de l’audience, la procureure requiert 22 mois de prison avec sursis. Quant à l’avocat du quadragénaire, il en appelle à une peine de 10 mois au maximum avec sursis. Les plaignants n’étaient quant à eux pas présents. L’homme a déjà purgé plus de 5 mois de détention préventive.


Un délit répété quotidiennement

Sa méthode était bien rodée. Chaque jour de travail, l’homme subtilisait de petites quantités d’or qu’il déposait dans son casier. Pour déjouer le portique de sécurité à la sortie, l’accusé enroulait son butin dans du scotch de carrossier avant de se l’insérer dans le rectum à l’aide de lubrifiant. Au final, près de 3,8 kg d’or ont été retrouvés dans la chambre du quadragénaire et 3 autres kg dans son casier; le tout pour une valeur de plus de 260'000 francs. Pour son avocat, il n’y a pas vol concernant le métal précieux retrouvé dans le casier, mais seulement tentative, comme le butin était toujours au sein de l’entreprise. C’est là-dessus qu’il a joué pour tenter d’alléger la peine.

Pour la procureure, il y a bel et bien vols par métier dans les deux cas au vu de la fréquence des actes. Manon Simeoni a qualifié le butin de considérable.


Composants horlogers dérobés chez Nivarox

Quant au volet Nivarox de cette affaire, l’accusé conteste avoir volé des composants horlogers pour un montant de 480 francs en 2015. Il dit avoir trouvé ces éléments dans des bureaux voués à la benne à déchets, alors qu’il travaillait comme déménageur sur le site loclois. Pour la procureure, la soustraction a bien eu lieu, quelle qu’ait été l’intention de l’entreprise concernant ces composants. Le verdict sera rendu le 30 janvier. /sbe


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