La commission tripartite d’observation du marché du travail a livré son premier rapport sur le salaire minimum dans le canton de Neuchâtel. Il porte sur les années 2017 et 2018. Durant ce laps de temps, la commission a été saisie de trente dossiers concernant 233 personnes. Elle a identifié neuf cas où le salaire minimum n’était pas respecté. Les employeurs concernés ont été appelés à se mettre en conformité, ce qui a été fait dans la totalité des cas, selon un communiqué diffusé mardi matin.
La commission d’observation a également émis des recommandations auxquelles le Conseil d’Etat a décidé de donner suite.
Le gouvernement cantonal a ainsi pris la décision d’intégrer la notion de stage dans le règlement portant sur le salaire minimum et d’y annexer une liste de critères permettant de qualifier le statut de stagiaire.
Il a également initié un processus de modification des contrats-types dans l’agriculture. La mise en conformité se poursuivra dans les mois à venir dans d’autres secteurs.
Le Conseil d’Etat relève que l’introduction du salaire minimum dans le canton n‘a pas entrainé d’effets négatifs, ni freiné la dynamique de création d‘emplois. Le canton a même constaté une diminution du taux d’aide sociale, sans toutefois pouvoir déterminer avec précision si l’introduction du salaire minimum y a contribué.
Pour 2020, le salaire horaire minimum affichera une très légère augmentation : 20,08 francs contre 20,02 francs pour l’année en cours. /comm-cwi









