Transformer la viande de façon biologique pour s’adapter aux besoins actuels. Alors que les questions de respect des bêtes sont de plus en plus au centre des préoccupations, un boucher neuchâtelois a décidé de se lancer dans l’aventure
La viande respectueuse fait sa promo. Bio-Neuchâtel a annoncé jeudi matin que le premier boucher bio du canton avait reçu sa certification, et ce à l’occasion des 25 ans de l’association. Alors que la consommation de viande est pointée du doigt par certains milieux, que cela soit pour son impact sur l'environnement ou pour les modes de détention utilisés pour les animaux, Bio-Neuchâtel prend des mesures. Selon l’association, il est possible de produire de la viande tout en respectant l'animal et le climat. Mais, cela passe par des modes de productions bien précis, comme un élevage basé sur les herbages et des circuits de transformation régionaux. Le but final est de favoriser la vente directe et l’achat à la source. Le président de l'association Bio-Neuchâtel, Jean-Bernard Steudler :
Pour promouvoir les produits locaux et le bio auprès des consommateurs, certains agriculteurs se tournent donc vers la vente directe. Mais pour que le produit reste certifié bioransformation. Surtout qu’actuellement, une bonne partie de la viande bio part dans le canal traditionnel et perd sa certification. C’est là que Médérick Mesko, rentre en ligne de compte. Ce boucher des Ponts-de-Martel a obtenu le label bio pour son travail sur les bêtes. Mais, transformer la viande bio implique certains changements dans le métier de boucher. Médérick Mesko:
A l’avenir, Bio Neuchâtel souhaiterait transformer un maximum de produit au niveau local de manière biologique sans devoir passer par des acteurs hors du canton. A ce jour, 15% des exploitations du canton sont labellisées bio, un résultat « réjouissant » pour Bio Neuchâtel qui espérait « au moins 8% de bio en 20 ans » quand l’association a été lancée en 1994. /jha









