La Turquie a lancé mercredi un assaut sur le nord-est de la Syrie. Ankara s’attaque aux milices kurdes YPG qui contrôlent la zone. Le professeur titulaire à l’Université de Neuchâtel, Jordi Tejel, nous livre son analyse sur la situation
Les milices kurdes YPG combattent les forces turques depuis mercredi. Elles tentent de défendre le territoire qu’elles contrôlent dans le nord-est de la Syrie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan reproche aux milices leur proximité avec le PKK. Cette organisation kurde est considérée comme terroriste par Ankara.
Selon Jordi Tejel, professeur titulaire à l’Université de Neuchâtel et spécialiste de la question kurde, plusieurs raisons de politique intérieure poussent le président turc à lancer cette offensive. Elle lui permettrait notamment de relancer sa popularité auprès de la population de son pays. Recep Tayyip Erdogan avait récemment perdu des élections stratégiques à Istanbul.
L'importance de la politique intérieure turque
Le contexte international a également une importance. Jordi Tejel souligne l’importance pour le président américain Donald Trump de tenir ses promesses de campagne. C’est pourquoi il a annoncé vouloir retirer ses troupes de Syrie. Un choix qui laisse la voie libre à la Turquie.
Les promesses électorales de Donald Trump pèsent dans la balance
Le rapport de force entre Ankara et l’Europe a également son importance. Les pays du Vieux continent peuvent craindre que Recep Tayyip Erdogan ne contienne plus les migrants dans ses frontières, selon Jordi Tejel. /pha









