La randonnée est dans l’ADN de la Suisse et du canton de Neuchâtel. Le dernier numéro de la Nouvelle revue neuchâteloise permet de s’en convaincre. Il retrace les 75 ans de Neuchâtel Rando, association connue sous le nom de ANTP, Association neuchâteloise du tourisme pédestre, de sa création en 1944 jusqu’en 2007 et son changement de nom. Une convention établie en 1990 par le Canton la reconnaît d’ailleurs comme spécialiste en matière de tourisme pédestre.
On doit l’ouvrage à quatre rédacteurs, Léonard Farron, responsable du réseau de Neuchâtel Rando, Miroslaw Halaba, journaliste, ainsi qu’à Laurette et Rodolfo Pedroli, ancien président de Neuchâtel Rando de 1985 à 1995. Le cahier revient en particulier sur l’émancipation de la marche à pied comme loisir, et présente notamment, c’est surprenant, Jean-Jacques Rousseau comme l’un des premiers personnages qui voyagent par goût pour la nature au XVIIIe siècle. Témoignages, anecdotes et documents historiques complètent l’ouvrage facile à feuilleter.
Un vaste réseau à entretenir
Parmi les faits marquants de ces décennies d’histoire pédestre neuchâteloise, on notera la réalisation de la voie révolutionnaire pour le 150e anniversaire de la République en 1998, ou celle du sentier du lac qui continue encore de nos jours, alors que l’accès aux rives revient sur le devant de la scène politique.
Aujourd’hui, le réseau pédestre neuchâtelois compte 1300 kilomètres au sein duquel le marcheur est guidé par 3200 indicateurs mentionnant le lieu et le temps de marche fixés sur 800 poteaux, ainsi que 6000 losanges et flèches jaunes. Le tout est entretenu par 27 baliseurs bénévoles, principalement des retraités, qui parcourent régulièrement les différentes régions. Le secrétariat est lui géré par Tourisme neuchâtelois, organisation avec laquelle Neuchâtel Rando collabore étroitement.
Ce numéro de la Nouvelle revue neuchâteloise offre aussi un nouveau circuit mis sur pied pour l'anniversaire. Il s'agit d'un tour du canton de 200 kilomètres répartis sur neuf étapes. Le circuit commence et termine au port de Neuchâtel. Comme décrit dans le livre,
« c’est l’occasion de prendre l’exacte mesure du beau canton dans lequel nous avons le privilège d’habiter. » À vos chaussures et bâtons! /lre









