Le loup aux portes de notre région

La présence permanente du prédateur est désormais attestée dans le sud du Jura vaudois. Toutefois ...
Le loup aux portes de notre région

La présence permanente du prédateur est désormais attestée dans le sud du Jura vaudois. Toutefois, un loup solitaire a été aperçu en début d’année aux portes du canton de Neuchâtel

(Photo : illustration) (Photo : illustration)

Le loup se plaît dans le massif du Jura, y compris dans le canton de Vaud. La préfecture du Doubs l’a fait savoir lundi dans un communiqué relayé par plusieurs médias français. Après un relevé fin juillet d’une soixantaine de pièges photographiques placés de part et d’autre de la frontière, il apparaît qu’un loup mâle a pris ses aises dans la région de la Vallée de Joux et du Marchairuz.

(Image : Préfecture du Doubs) (Image : Préfecture du Doubs)

On soupçonne sa présence également aux portes du canton de Neuchâtel. Un garde-faune a probablement observé un jeune loup isolé en début d’année dans la commune vaudoise de L’Abergement entre Vallorbe et le lac de Neuchâtel. Frédéric Hofmann, inspecteur cantonal de la chasse et de la pêche pour le canton de Vaud, insiste : « Il ne s’agit pas d’une présence confirmée scientifiquement mais plutôt d’une suspicion ». Un soupçon attisé par une photo actuellement en circulation sur les réseaux sociaux.

Reste que le scénario d’une venue du loup en terres neuchâteloises n’a rien d’une vue de l’esprit selon Frédéric Hofmann, les conditions sont réunies : « Il y a largement assez de ressources de nourriture, tant du chevreuil que du cerf. Le cerf est en expansion dans le nord du Jura ».

La présence d’un loup dans le canton de Neuchâtel est probable dans l’année : « Une meute peut parcourir plusieurs centaines de kilomètres en quelques jours, voire quelques semaines », souligne Frédéric Hofmann.


Pas d’inquiétudes pour les agriculteurs

Le risque d’une attaque de loup sur un troupeau de moutons ou de chèvres reste faible, contrairement à la région alpine. En effet, les élevages d’ovins neuchâtelois ne représentent que 5% de l’agriculture totale, selon Cyril Perrenoud, responsable de la vulgarisation et de l’enseignement à la Chambre neuchâteloise de l’agriculture et de viticulture (CNAV). Du côté de l’élevage bovin, la morphologie du veau pourrait être une cible potentielle, bien que la menace reste mince.

La CNAV se tient toutefois prête à toute éventualité comme elle le fait pour d’autres prédateurs tel que le sanglier. « L'idée est de discuter avec les agriculteurs qui possèdent des moutons, mais également de travailler avec les différents services de l’Etat, comme le Service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN) et le Service de l’agriculture », explique Cyril Perrenoud.

Nous avons tenté de joindre le SFFN, mais personne n’était disponible ce mercredi. / vma-gwe-mts


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus