La forêt d’Orvin, paradis pour les coléoptères

Un inventaire a permis de comptabiliser plus de 450 espèces de coléoptères dans le Jura bernois ...
La forêt d’Orvin, paradis pour les coléoptères

Un inventaire a permis de comptabiliser plus de 450 espèces de coléoptères dans le Jura bernois. La forêt d’Orvin est particulièrement propice à l’accueil de ces insectes qui s’installent notamment dans les vieux arbres

Les coléoptères se plaisent notamment dans les vieux arbres secs (photo : Parc régional Chasseral) Les coléoptères se plaisent notamment dans les vieux arbres secs (photo : Parc régional Chasseral)

Les hauteurs d’Orvin abritent une forêt et des pâturages idéaux pour les coléoptères. Des études chapeautées par le Parc régional Chasseral ont confirmé que le bois mort et les vieux arbres se trouvant dans le secteur étaient favorables à ces petits insectes. Un recensement a notamment permis cet hiver de comptabiliser 3'264 arbres-habitats sur le Mont-Sujet, à Nods et à Orvin. Dans le même temps, plus de 450 espèces différentes de coléoptères ont été inventoriées, dont une qui n’avait jamais été observée dans notre pays. « Une véritable petite forêt vierge se cache au-dessus d’Orvin et de Frinvilier, en particulier dans les forêts situées sous des barres rocheuses et soumises aux chutes de pierres, ainsi que dans certains pâturages peuplés d’arbres monumentaux », indique lundi le Parc régional Chasseral dans un communiqué. 


Sensibilisation des propriétaires et gardes-forestiers

De manière générale, les vieux arbres et le bois mort sont favorables à toute la biodiversité, même s’ils sont moins connus que les marais ou les prairies sèches. En plus de la présence importante de coléoptères, une centaine d’arbres présentant des loges de pic noir a, par exemple, été répertoriée. Selon Lucas Wolfer, collaborateur pour les projets nature et paysage au Parc régional Chasseral, ce recensement permet de sensibiliser les propriétaires et les gardes-forestiers pour qu’une partie de ces arbres-habitats soit conservée. Plusieurs centaines d’entre eux ont d’ailleurs été marqués pour signaler leur importance et éviter, si possible, leur abattage, même si les questions sécuritaires restent prioritaires. 

Le Parc régional Chasseral va poursuivre ce vaste projet lié aux arbres-habitats en élargissant la zone de recensement à partir de l’hiver prochain. Une nouvelle campagne de capture de coléoptères a, par ailleurs, été menée ce printemps. /comm-alr 

Environ 400 arbres ont été marqués en bleu pour éviter leur abattage (photo : Parc régional Chasseral). Environ 400 arbres ont été marqués en bleu pour éviter leur abattage (photo : Parc régional Chasseral).


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