L’initiative contre l’élevage intensif a du succès. Lundi, elle a récolté près de 124'000 signatures. Ce texte demande que la Confédération protège la dignité de l’animal utilisé à des fins agricoles. Une initiative qui pose problème du côté des agriculteurs. Selon Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture (CNAV), le producteur serait économiquement pénalisé. « Alors que l’assiette du consommateur est à 50% de provenance étrangère, la viande indigène, sous ces nouvelles conditions d’élevage serait beaucoup plus chère » précise le directeur. Ce texte imposerait en effet d'agrandir les terrains agricoles et donc augmenterait les coûts de production et de vente. Une différence de prix notoire entre les produits suisses et étrangers qui déséquilibreraient le marché concurrentiel de la viande.









