De l’eau dans le gaz à Saint-Blaise

La commune neuchâteloise traverse une crise. La Commission de l’urbanisme a démissionné en ...
De l’eau dans le gaz à Saint-Blaise

La commune neuchâteloise traverse une crise. La Commission de l’urbanisme a démissionné en raison de différends avec le Conseil communal. L’exécutif doit aussi rassurer la population mécontente concernant les travaux dans le village

La commune du Littoral vit des heures tendues à l'approche de l'été.  La commune du Littoral vit des heures tendues à l'approche de l'été. 

Stupeur à Saint-Blaise. La Commission de l’urbanisme de la commune du Littoral neuchâtelois a démissionné en bloc ce lundi. Les sept membres invoquent des problèmes et des incompréhensions avec le Conseil communal dans une lettre de démission. Selon son désormais ex-président, Alexandre Buthey, cette décision est mûrement réfléchie : « Cela faisait plus d’une année que nous avions l’impression de n’être pas écoutés par le Conseil communal ».

Avec deux architectes, un ingénieur civil et des membres du secteur du bâtiment, la commission estimait qu’elle avait les compétences pour être suivie par le Conseil communal. « Ce n’était pas le cas » répond Alexandre Buthey, notamment dans plusieurs dossiers comme les pavés du village. Récemment, le sol a été changé au centre de Saint-Blaise. Dans ses travaux, la Commission de l‘urbanisme prévoyait un pavage, une solution qui n’a pas été retenue par le Conseil communal qui a choisi des boutisses (type d'aménagement constitué de briques). La commission qui avait consacré plusieurs séances de travail sur ce projet a l’impression d’avoir ainsi travaillé dans le vide.

Alors que certains citoyens s'interrogent sur les autres raisons de ce départ en masse, les démissionnaires assurent qu'il n’est pas lié au dossier « brûlant » des Chauderons. Il s'agit avant tout d'un manque de considération et de communication de la part du Conseil communal.


Le Conseil communal regrette

Pour l'exécutif, c’est la consternation. Le chef de l’urbanisme, Alain Jeanneret, dit regretter ce départ en masse « trop brutal », même s'il invoque un divorce qu’il pressentait depuis certains mois.

Concernant les griefs de la Commission de l’urbanisme, l’élu avance que cette dernière a un pouvoir consultatif, mais que seul le Conseil communal prend les décisions finales. Si la commission est prise « très au sérieux par les autorités », son avis n’a juridiquement pas de poids, ce qui a pu amener à certaines incompréhensions.

Désormais, le Conseil général doit nommer de nouveaux membres pour cette commission. Celle-ci est constituée de personnes proposées par les divers partis avec des compétences dans les domaines de la construction et des travaux publics.


Les travaux de la discorde

Mais outre cette démission, le Conseil communal doit aussi faire face à une fronde de citoyens. Munie de 44 signatures, une pétition dénonce la lenteur des travaux au centre de la localité. Alors qu'il n’était censé durer que quatre mois, le chantier n'est toujours pas terminé une année plus tard.

Alain Jeanneret avoue que la commune traverse une crise et que l’exécutif a sa part de responsabilité. Alors qu’une rencontre est prévue avec la population ce mercredi soir, il espère pouvoir apaiser les esprits. Une deuxième réunion est déjà agendée au 1er juillet. /jha


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