Une pétition en ligne veut soutenir le Musée des Beaux-Arts du Locle. Alors que la hausse des impôts proposée par le Conseil communal a été refusée dimanche en votation, l’institution culturelle locloise figure parmi les potentielles pistes d’économies de l’exécutif pour contenir le déficit au budget 2019, qui s’alourdit après le verdict rendu par les urnes de 3,5 à 4 millions de francs. En décembre, le groupe PLR au Conseil général avait déjà pointé du doigt le budget de fonctionnement du musée.
À la base du texte, la Société des Beaux-Arts veut avant-tout rappeler le rayonnement international de l’institution locloise et le travail de sa conservatrice Nathalie Herschdorfer en place depuis 2014. Interrogé au sujet de la faible fréquentation du musée, le président de la société Christoph Künzi fait une analogie économique : « Le MBAL est comme une start-up. Les chiffres de fréquentation ne sont pas impressionnants, mais ils sont en croissance. Et il y a une émulation qui se crée autour » Et Christoph Künzi de rappeler là encore le bon écho soulevé par le musée à l’extérieur de la Ville.
Entretien avec le président de la Société des Beaux-Arts au lendemain du refus de la population locloise d'augmenter les impôts:
La Société des Beaux-Arts participe également aux réflexions d’économie. Elle a pour tâche, selon une convention établie, de s’occuper de la programmation et de la financer, alors que la Ville gère le budget de fonctionnement et le bâtiment. Dans ce cadre, quelques lignes du budget pourraient être transférées à la société, soit une économie de plusieurs dizaines de milliers de francs selon Christoph Künzi. Comme le relève le rapport de la commission financière publié en décembre dernier, la volonté du Conseil communal est de faire des économies de 90'000 dès 2020 puis de 150'000 francs pour les années futures dans les trois musées communaux, soit le Château des Monts, les Moulins du Col-des-Roches et le Musée des Beaux-Arts. /lre









