Il y a 100 ans un biplan met St-Imier en émoi

Il y a 100 ans jour pour jour, un biplan de l'armée de l'air française atterrit en urgence ...
Il y a 100 ans un biplan met St-Imier en émoi

Il y a 100 ans jour pour jour, un biplan de l'armée de l'air française atterrit en urgence entre Villeret et St-Imier à cause du mauvais temps. La foule se presse autour de l'engin, les aviateurs sont accueillis comme des héros

Le biplan à l'endroit où il s'est posé entre Villeret et St-Imier. (© Mémoires d’Ici, Fonds Carlo Weber, réutilisation interdite) Le biplan à l'endroit où il s'est posé entre Villeret et St-Imier. (© Mémoires d’Ici, Fonds Carlo Weber, réutilisation interdite)

Nous sommes le samedi 12 avril 1919, il est cinq heures de l’après-midi, dans le ciel, un bruit étrange… Les habitants de St-Imier lèvent le nez en l’air, leur attention est captée par un ronflement régulier.

Après plusieurs cercles et virages, l’engin trouve un lieu pour atterrir sur un terrain plat entre Villeret et St-Imier. Il s’agit d’un biplan Bréguet de l’armée de l’air française, à son bord, trois personnes: un pilote et deux mécaniciens. Tout de suite, c’est la cohue. Le journal d’époque « Le Jura Bernois » relate l’événement. Une foule de plusieurs centaine de personnes se précipite pour saluer les aviateurs. Un service d’ordre doit même être organisé. Difficile aujourd’hui de réaliser l’étonnement et la curiosité des badauds. Alexandre Vautravers, rédacteur en chef de la revue militaire suisse et fin connaisseur de l’histoire de l’aviation tente de l’expliquer :

Le brouillard perturbateur

Grâce aux sources d’époque, on apprend que les aviateurs ont participé à Lausanne aux journées olympiques au sein d’une escadrille de 14 appareils. Sur le chemin du retour, en direction de Germersheim (actuel Rhénanie-Palatinat), ils ont été contraints d’atterrir à cause d’un brouillard épais au-dessus de nos montagnes. Et ce n’est pas étonnant, car voler, à l’époque est loin d’être une sinécure, comme l’explique Alexandre Vautravers :

Comme des héros

Les aviateurs font donc halte à St-Imier. Ils y sont accueillis avec les honneurs. Une réception est organisée au Buffet de la Gare. Ils reçoivent plusieurs cadeaux, notamment une boussole Longines et une montre de la fabrique Moeri. Enfin, le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, les aviateurs repartent sous les « acclamations enthousiastes » d’une foule estimée à 5'000 personnes.

À noter que ce sujet a pu être réalisé grâce aux sources conservées au sein de la fondation Mémoires d’Ici de St-Imier. /jrg

Le récit de l'histoire :


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